L’endettement hypothécaire croît plus lentement

L’encours de la dette hypothécaire dépassait les 1100 milliards à la fin du premier trimestre, en hausse de 0,6 % par rapport au trimestre précédent.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir L’encours de la dette hypothécaire dépassait les 1100 milliards à la fin du premier trimestre, en hausse de 0,6 % par rapport au trimestre précédent.

Globalement, la santé financière des ménages canadiens a pris du mieux au premier trimestre, alimentée par la vigueur des rendements sur le marché financier et par l’augmentation des prix de l’immobilier. L’endettement était aussi en hausse, mais à une vitesse de progression moindre.

 

Pour l’ensemble canadien, la valeur nette nationale a progressé de 1,5 % au cours des trois premiers mois de 2014 pour atteindre les 7800 milliards de dollars, soit 221 300 $ par habitant. L’augmentation traduit une amélioration de 115 milliards de l’actif non financier par rapport au quatrième trimestre de 2013, ce gain étant essentiellement redevable à l’augmentation de la valeur des biens immobiliers.

 

Uniquement pour le secteur des ménages, Statistique Canada a calculé une appréciation de 2,5 % de la valeur nette au terme du premier trimestre, à 222 600 $ par habitant. Cet accroissement s’appuie sur une hausse de 3,2 % de la valeur marchande des actions, incluant les parts des fonds d’investissement. « Cela rend compte principalement de la vigueur continue des marchés boursiers canadiens au cours du trimestre. L’augmentation de la valeur nette des ménages a également été appuyée par la hausse de 2 % de la valeur des biens immobiliers », a souligné l’agence fédérale.

  

Endettement en décéléré

 

Du côté de l’endettement, l’encours de la dette hypothécaire dépassait les 1100 milliards à la fin du premier trimestre, en hausse de 0,6 % par rapport au trimestre précédent. « Il s’agit du taux d’augmentation le plus faible depuis le début de 2009 », a mis en exergue Statistique Canada. Pour sa part, la dette sur le marché du crédit a reculé de 0,3 % sur l’horizon pour se chiffrer à 507 milliards. « La dette sur le marché du crédit à la consommation en proportion de l’encours de la dette totale des ménages est généralement en baisse depuis la crise financière », a ajouté l’agence.

 

Quant au fameux ratio retenu pour illustrer le niveau d’endettement des ménages, soit le rapport de la dette sur le marché du crédit au revenu disponible, il se situait à 163,2 à la fin du premier trimestre, en recul comparativement à 163,9 trois mois plus tôt. Déjà, à la fin de 2013, il affichait le rythme de progression le plus lent depuis 2001. Ce ratio est toutefois en hausse sur un an puisqu’il s’établissait à 162,6 à la fin du premier trimestre de 2013.

 

Afin d’illustrer davantage l’allégement du poids de l’endettement des ménages, Statistique Canada relève que les capitaux propres en proportion des biens immobiliers s’établissaient à 69,9 % au 31 mars 2014, contre 69,5 % à la fin de 2013 et 69 % un an plus tôt. Aussi, le ratio du service de la dette des ménages, qui retient les intérêts versés sur les emprunts hypothécaires et non hypothécaires, « a continué à se maintenir à des niveaux historiquement faibles », poursuit l’agence.