La haute direction a vu sa rémunération augmenter de 22 %

La rémunération de Michael Sabia s’est établie à 1,14 million.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir La rémunération de Michael Sabia s’est établie à 1,14 million.

La rémunération totale des six plus hauts dirigeants de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a bondi de plus de 22 % — ou 1,3 million — pour cent pour atteindre 7,1 millions pour l’exercice 2013.

 

D’après le rapport annuel de l’institution, dévoilé mercredi, cette progression est attribuable à des primes et bonis totalisant plus de 2 millions accumulés au cours des derniers exercices avant d’être versés en 2013.

 

Le salaire du président et chef de la direction de la Caisse, Michael Sabia, a quant à lui grimpé de 10 % pour atteindre 1,14 millions en 2013. Cette augmentation de 100 000 $ provient de la portion incitative de sa rémunération, alors que son salaire de base est demeuré inchangé, à 500 000 $. M. Sabia a également reçu une « autre rémunération » de 40 000 $, indique le rapport de la Caisse.

 

Même si elle progresse, la rémunération totale de M. Sabia demeure néanmoins inférieure à celle du président et chef de la direction du régime de retraite des enseignants de l’Ontario — aussi connu sous le nom de Teachers —, Jim Leech, qui a touché plus de 8,5 millions en 2013. La rémunération totale du président et chef de la direction du régime de retraite des employés municipaux de l’Ontario, Michael Nobrega, a quant à elle été de 3,3 millions pour l’exercice 2013.

 

Roland Lescure : +48 %

 

Le plus haut salarié de la CDPQ en 2013 a toutefois été le premier vice-président et chef des placements, Roland Lescure, qui a empoché 1,73 million, soit près de 48 % de plus que l’année précédente. Selon le document de l’institution, cette situation s’explique par le versement en 2013 d’un montant de 619 389 $ identifié comme une « rémunération incitative différée en 2010 et versée en 2013 ».

 

Le premier vice-président aux placements privés et infrastructures de l’institution, Normand Provost, se retrouve dans une situation similaire. En plus d’une rémunération directe d’environ 1,02 million, ce dernier a reçu un paiement de primes et bonis accumulés de 580 677 $, pour un salaire total avoisinant 1,6 million, soit plus de 76 % qu’en 2012, année où M. Provost n’avait pas reçu de paiement différé.

 

Plus tôt cette année, la CDPQ avait dévoilé un rendement de 13,1 %, ce qui a dépassé de 0,5 point de pourcentage son indice de référence. Son actif net avait grimpé de 24 milliards au cours de la dernière année, ce qui avait permis à l’institution de franchir pour la première fois le cap des 200 milliards.

10 commentaires
  • Gaston Langlais - Inscrit 17 avril 2014 06 h 55

    Les prix augmentent...

    Bonjour,

    Le coût du panier d'épicerie augmente continuellement. Il faut s'assurer que les gardiens de nos économies mangent à leur faim.

    Gaston Langlais - Gaspé.

    • Beth Brown - Inscrite 17 avril 2014 15 h 55

      La bouffe oui, certainement, mais c'est le millésime qui se paie le plus cher. Des pots de vin, ça coûte vous savez.

      Le message de la haute direction aux québécois est clair: Demande-moi pas en bégayant "qu'est-ce de des pots et place m'en."

      Quand on ne peut pas se permettre de jongler avec des millions le calambour, cette marque de l'esprit petit, constitue un bien pauvre divertissement, mais ça ne coûte rien. C'est probablement pour ça que je continue à manger des croûtes.

  • Pierre Grandchamp - Abonné 17 avril 2014 08 h 04

    El les 39,8 milliards perdus en 2009?

    Le 25 février 2009, la CDPQ annonçait une perte de 39,8 milliards. Peu de temps après, le président Rousseau était reçu comme conférencier à la Chambre de Commerce de Montréal....sous les applaudissements.

    Richard Le Hir vient de publier un livre sur cette affaire qui nécessiterait une enquête profonde pour connaître l'ABC de cette histoire.

    http://www.archambault.ca/le-hir-richard-henripaul

  • dietrik reinhardt - Inscrit 17 avril 2014 08 h 28

    Si on veut les meilleurs..

    Dans un économie comme la notre ou la mobilité de main d'oeuvre est relativement simple. Lorsqu'on veut le meilleur pour gérer une caisse contenant 200G de dollars, on se doit de payer le #1 de la caisse comme le meilleur.

    • Francis Bouchard-Moisan - Inscrit 17 avril 2014 11 h 53

      Très cher monsieur, je vous suggère fortement de lire L'Amérique que nous voulons, de Paul Krugman.

  • Jacques Beaudry - Inscrit 17 avril 2014 08 h 40

    pour tout le monde

    Des augmentations salariales à la même hauteur que celles des retraités et des autres travailleurs pour 2013 auraient suffi me semble !

  • Micheline Harvey - Inscrite 17 avril 2014 09 h 25

    Une boucle sans fin..

    Toujours la même réflexion stupide que les citoyens "gobent" les yeux fermés.

    À toutes les fois que l'on parle des salaires immorals, mais légals de hauts dirigeants, on se réfère à un pauvre riche qui gagne moins, puis on augmente son salaire pour cette simple raison.
    Par la suite celui qui était dernier salarié, devient avant-dernier, donc le dernier demande une augmentation parce qu'il est le moins payé etc etc.
    Comme ils sont tous sur des comités d'administration des uns des autres, c'est "Gratte moé le dos pis je vais gratter le tien"

    Pis la stupide raison qu'il faut payer pour avoir les meilleures!!!! On est au XXI siècles, soyont moins incrédules....

    • André Le Belge - Inscrit 17 avril 2014 11 h 56

      Ne soyons pas moins incrédules mais bien moins crédules!