Les sans-emploi reprennent espoir aux États-Unis

Des chercheuses d’emploi s’inscrivent à une «foire de l’emploi», à Dallas, une occasion de rencontrer d’éventuels employeurs. Plusieurs chômeurs qui avaient abandonné leur recherche d’emploi ont repris espoir au cours du mois de mars, ce qui a une incidence sur le taux de chômage.
Photo: Associated Press LM Otero Des chercheuses d’emploi s’inscrivent à une «foire de l’emploi», à Dallas, une occasion de rencontrer d’éventuels employeurs. Plusieurs chômeurs qui avaient abandonné leur recherche d’emploi ont repris espoir au cours du mois de mars, ce qui a une incidence sur le taux de chômage.

Washington — Le taux de chômage aux États-Unis est demeuré inchangé en mars et les créations d’emplois ont progressé de façon quasi conforme aux attentes, selon les chiffres officiels publiés vendredi par le département du Travail.

 

Le taux de chômage s’est établi à 6,7 % en mars tandis que l’économie a créé 192 000 emplois, seulement 3000 de moins que la prévision médiane des analystes. Les créations d’emplois des deux mois précédents ont toutefois été nettement révisées en hausse. Janvier affiche désormais 1000 nouvelles embauches de plus que précédemment estimé, à 144 000, tandis qu’en février, 22 000 créations d’emplois supplémentaires portent le total à 197 000.

 

Sur un an, l’économie a créé en moyenne 183 000 emplois par mois. En mars, le nombre de chômeurs aux États-Unis est donc resté globalement inchangé à 10,5 millions.

 

Les analystes s’attendaient à un léger repli du taux de chômage à 6,6 % mais, comme en février, davantage de travailleurs découragés sont revenus sur le marché du travail pour chercher un emploi et sont donc comptabilisés comme des chômeurs. Le taux de participation à la force de travail (qui regroupe les personnes ayant un emploi et celles qui en recherchent un activement) a ainsi augmenté en mars de 0,2 point à 63,2 %.

 

« Finalement le rebond de la sortie de l’hiver qu’on attendait ne s’est pas produit mais les conséquences du mauvais temps ont été moindres que ce que l’on croyait », a commenté Ian Shepherdson, de Pantheonmacroeconomics. « Les créations d’emplois sont revenues à leur tendance d’avant l’hiver, juste au-dessous des 200 000, bien assez pour continuer à faire baisser le chômage à moins que la participation à la force de travail n’augmente rapidement », ajoutait cet analyste.

 

Toute la croissance en terme d’emplois vient du secteur privé qui dépasse désormais le niveau d’emplois de décembre 2007 avant la crise, souligne le ministère. « Le secteur privé a perdu 8,8 millions d’emplois » pendant la récession « et a en gagné 8,9 millions depuis février 2010, lorsque l’emploi était à son plus bas », notent les services du département du Travail.

 

Le secteur public en revanche n’a pas ajouté d’emplois nets, la réduction de postes au sein de l’administration fédérale ayant à peine été compensée par une addition de 8000 postes au niveau des États. Globalement, l’emploi au sein du secteur public est encore au-dessous de son niveau d’avant la récession (-535 000).

 

La durée moyenne hebdomadaire travaillée a augmenté à 34,5 heures, rattrapant le recul enregistré au cours des trois derniers mois, précise le ministère. Le salaire horaire moyen a reculé de 1 ¢US à 24,30 $US, après une hausse de 9 ¢US en février.