CGI ne se laisse pas décourager

Le siège social montréalais de la société informatique CGI
Photo: La Presse canadienne (photo) Paul Chiasson Le siège social montréalais de la société informatique CGI

Les déboires rencontrés par le Groupe CGI lors de la mise en oeuvre du site Internet « Healthcare. gov » n’ont pas découragé la société informatique québécoise, qui n’écarte pas la possibilité de prendre de l’expansion aux États-Unis.

 

Malgré des revenus de 2,5 milliards en 2013, son président et chef de la direction, Michael Roach, a estimé mercredi que CGI était « sous-représenté » au sud de la frontière. « Nous allons certainement être attentifs aux occasions américaines si elles devaient se présenter prochainement », a-t-il expliqué, à Orlando, en Floride, dans le cadre d’une conférence destinée aux analystes et aux investisseurs.

 

Après l’acquisition de la firme britanno-néerlandaise Logica, en 2012, au coût de 2,8 milliards, M. Roach a toutefois précisé vouloir prendre son temps, notamment afin d’éviter de se retrouver dans une guerre d’enchères avec d’autres concurrents. « Ça devra être la bonne cible, le bon prix et le bon temps, a souligné le p.-d.g. de CGI. Ces trois critères devront absolument être respectés afin de bouger. »

 

CGI Federal, la filiale américaine de CGI, avait été sélectionnée en 2011 pour la plus importante partie du contrat (93,7 millions $US) pour le déploiement du site « Healthcare. gov » afin que les Américains puissent adhérer au nouveau régime de couverture médicale « Obamacare ». Toutefois, des pépins techniques — largement médiatisés — survenus en octobre dernier avaient notamment empêché plusieurs Américains d’y adhérer, ce qui avait placé l’entreprise établie à Montréal sur la sellette. Cette situation avait incité l’administration Obama à ne pas renouveler son contrat avec CGI, qui venait à échéance en février dernier, même si l’aventure de la société informatique dans ce dossier n’est pas tout à fait terminée.

 

M. Roach a indiqué, lors de la conférence, que les services de CGI avaient été retenus jusqu’en avril pour certains éléments dont il n’a pas précisé la nature. « C’est pour s’assurer que la plateforme continue à répondre aux attentes au cours de cette période de transition », a-t-il dit.

 

Obamacare : ça fonctionne !

 

Même si CGI a défrayé la manchette pour les mauvaises raisons, l’automne dernier, M. Roach dit demeurer optimiste en ce qui a trait au marché américain, soulignant que l’entreprise demeurait impliquée dans des projets similaires à «Healthcare.gov» dans six autres États américains en ce qui a trait à la couverture médiale. « Nous n’avons pas perdu de contrats, a-t-il précisé. Le secteur des services informatiques n’est pas impulsif. Nous avons l’occasion de nous asseoir et de discuter avec nos clients potentiels afin de leur démontrer que nous sommes qualifiés. »

 

Selon M. Roach, CGI a livré la marchandise dans le dossier de l’« Obamacare » puisque les éléments sur lesquels la société a travaillé ont fonctionné. « Notre partie a fonctionné, a martelé le p.-d.g. de l’entreprise. Plus de trois millions d’Américains ont été en mesure de s’enregistrer depuis le déploiement. »

 

Il s’est même montré optimiste quant aux chances de CGI de faire grimper ses parts de marché aux États-Unis. « La croissance [économique] est intéressante aux États-Unis. Cela devrait se traduire par des occasions autant dans le secteur public que privé. »

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NDLR: Ce texte a été modifié après la mise en ligne.

 

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