Le budget péquiste déçoit les groupes écologistes

La timidité des mesures environnementales prévues dans le second budget de Nicolas Marceau surprend les groupes écologistes, qui déplorent la « place importante » accordée par le gouvernement à l’exploration et à l’exploitation du potentiel pétrolier du Québec, notamment à l’île d’Anticosti.

 

Mis à part quelques initiatives annoncées préalablement, comme le plan d’électrification des transports, ou encore la stratégie nationale pour la mobilité durable annoncée dévoilée il y a dix jours, le budget contient bien peu au goût des groupes environnementaux. Parmi ces mesures, de nouveaux investissements de 10 millions pour le développement de la filière de la biomasse forestière résiduelle, et la croissance des investissements faits au Fonds vert.

 

Hydrocarbures

 

Québec annonce en revanche des investissements de 250 millions dans les hydrocarbures, et de 100 millions dans les mines. Une injection de fonds qui ne satisfait pas l’Association minière du Québec.

 

Alors que des élections semblent inévitables, Équiterre trouve étonnant qu’aussi peu d’importance ait été accordée à l’environnement, particulièrement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

 

Personne ne s’attendait à des investissements massifs en environnement, concède le porte-parole du groupe, Steven Guilbault. « Mais ce qui me déçoit beaucoup, c’est qu’on a l’impression d’avancer à vitesse grand V pour l’exploitation pétrolière, et qu’on avance à pas de tortue pour la réduction des gaz à effet de serre, la dépendance au pétrole, etc. », a-t-il indiqué, enjoignant à Québec de présenter son plan d’action sur les changements climatiques, qui tarde à être dévoilé.

 

Lors des dernières élections générales, le Parti québécois s’était engagé à réduire de 25 % les émissions de gaz à effet de serre (GES).