Héroux-Devtek ne dit pas où se fera le travail

Héroux-Devtek regroupera dans une seule usine les activités découlant de son contrat avec Boeing pour les trains d’atterrissage des 777 et 777X, mais l’entreprise québécoise refuse dévoiler l’endroit où se fera le travail.

 

Le président et chef de la direction du fabricant de produits aéronautiques, Gilles Labbé, a même laissé entendre qu’Héroux-Devtek pourrait retourner au Mexique, après avoir quitté ce pays en 2012 à la suite de la vente de sa division aérostructure. «Nous terminons notre usine là-bas et ensuite nous allons prendre une décision», a-t-il indiqué, vendredi, en marge du dévoilement des résultats du troisième trimestre de l’entreprise, qui possède également des installations à Longueuil et aux États-Unis.

 

«Nous sommes encore en train de discuter avec les représentants de différents gouvernements, s’est contenté d’ajouter M. Labbé. La décision sera prise au cours des prochains mois.»

 

En vertu du contrat, Héroux-Devtek sera l’unique fournisseur des trains d’atterrissage des 777 et 777X de Boeing en plus d’être responsable de la fabrication de pièces de rechange vendues par l’avionneur américain. Les premières livraisons devraient avoir lieu en 2017. Ce contrat, selon certains analystes, pourrait générer annuellement jusqu’à 80 millions de revenus supplémentaires par année pour Héroux-Devtek.

 

M. Labbé a cependant laissé entendre qu’il n’était pas question que cette charge de travail soit réalisée chez la britannique APPH, acquise plus tôt cette semaine par Héroux-Devtek au coût de 128 millions.

 

Recul du bénéfice

 

Quant aux résultats du troisième trimestre, terminé le 31 décembre, le bénéfice net de l’entreprise québécoise a fléchi de 18 % pour s’établir à 2,6 million, ou 8 ¢ l’action. Au trimestre correspondant de 2013, Héroux-Devtek avait affiché un bénéfice net de 3,2 millions, ou 10 ¢ l’action. Les revenus de l’entreprise établie à Longueuil ont également fléchi pour passer de 61,7 millions à 61,4 millions au troisième trimestre de 2014.

 

Les ventes du secteur de l’aéronautique ont progressé de 3,2 %, à 28,5 millions, notamment grâce à l’obtention d’un nouveau mandat auprès de Boeing pour le programme du 777, ce qui a contrebalancé une baisse du volume des ventes sur le marché des jets régionaux. Un recul de 3,4 % a été observé dans le secteur militaire, où les ventes ont été de 33 millions au troisième trimestre. Cette situation s’explique par un ralentissement des activités de réparation et d’entretien et d’une diminution de la demande pour les pièces de rechange.