Les désastres naturels ont coûté 130 milliards

Des survivantes du typhon Haiyan, qui a dévasté les Philippines, marchent à l’occasion d’une cérémonie à la mémoire des 7000 victimes.
Photo: Agence France-Presse (photo) Philippe Lopez Des survivantes du typhon Haiyan, qui a dévasté les Philippines, marchent à l’occasion d’une cérémonie à la mémoire des 7000 victimes.

Genève – Le coût économique des catastrophes naturelles et humaines en 2013 devrait s’élever à 130 milliards $US, selon une estimation publiée mercredi par l’assureur Swiss de à Zurich.

 

Ce montant est en net recul sur celui de 2012, qui était de 196 milliards, avec notamment l’ouragan Sandy et la sécheresse aux États-Unis.

 

Aussi, 25 000 personnes ont perdu la vie dans le monde en 2013 en raison de ces catastrophes. En 2013, l’année a été marquée par le typhon Haiyan aux Philippines, qui a coûté la vie à 7000 personnes, soit l’événement le plus meurtrier de toute l’année.

 

L’année a aussi été marquée par les inondations en Europe centrale et orientale en juin, qui ont causé des pertes économiques de 18 milliards de dollars, dont 4 milliards sont couverts par les assurances. En juin également, les inondations ont touché l’Alberta, causant des dommages couverts par l’assurance de 2 milliards, soit un montant record pour une catastrophe dans ce pays.

 

Outre les inondations, l’Europe a été frappée par des catastrophes météo, comme la tempête Andreas, qui a balayé l’Allemagne et la France en juillet dernier, provoquant des dommages couverts par les assurances de 3 milliards. Plus tard dans l’année, la tempête Christian en Europe du Nord et centrale a causé des dommages couverts par l’assurance de 1 milliard. Enfin, la toute récente tempête Xavier dans cette même région, a à nouveau alourdi la facture de 1 milliard pour les assurances.

 

Le secteur de l’assurance devrait débourser au total 44 milliards pour les catastrophes de 2013. Ce montant est nettement inférieur à celui de l’année 2012, durant laquelle les assureurs avaient couvert 81 milliards de dollars de dommages liés aux catastrophes.

 

Swiss Re publie traditionnellement en décembre une estimation du coût économique des catastrophes de l’année écoulée. Cette estimation est suivie en mars de l’année suivante des chiffres définitifs.

 

Concernant 2013, Swiss Re s’attend à des coûts pour le secteur de l’assurance de 38 milliards pour les catastrophes naturelles et de 6 milliards pour les catastrophes liées à l’homme.

4 commentaires
  • Mireille Lévesque - Inscrite 19 décembre 2013 11 h 17

    Quelle photo poignante!

    Cette photo se passe de légende tellement elle est parfaite. Quelle charge émotive d'une force extraordinaire qui nous aspire et nous hypnotise. De grands cinéastes ont réussi à réaliser des images aussi poignantes et fortes au terme d'un peaufinage interminable alors qu'il n'aura suffi que d'un clic à ce photographe pour nous offrir une horrible image de fin du monde d'une incroyable beauté mystique.

  • J-Paul Thivierge - Abonné 19 décembre 2013 11 h 34

    La seule solution ; on doit réveiller les humains sur les effets dangereux de leur mode de vie !

    Malgré les climato-sceptique, la seule solution aux dégâts humains, économiques, sociaux et à tous les êtres vivants c'est de diminuer les émissions de GES pour tenter de ne pas dépasser plus de 430 PPm de CO2 et de maintenir sous les 2 o la température moyenne de la planète .
    Autrement les extrêmes climatiques causeront des extrêmes économiques énormes qui augmenteront rapidement.
    Autant les pays en voier de développment doivent diminuer la combustion hyper polluante du charbon ( Chine ) autant le Canada devrait rester à 2 M barils par jour pour assurer sa santé économique à courte vue au lieu de vouloir aller à 5 M barils en exportant partout est et ouest.
    Les couts des désastre atteindront des sommets déjà annoncés par de économistes futurologues de milliers de G$ qui effaceront tous les profits des ventes des combustibles polluants.

    • Julie Carrier - Inscrite 19 décembre 2013 17 h 31

      M. Thivierge, vous pouvez oublier tout de suite un arraisonnement humain de l'utilisation des énergies fossiles. Le charbon, entre-autres, deviendra l'énergie principale pour les générations à venir, surtout en Chine, et dans les autres pays en voie de développement, tel l'Inde.

      Vous n'avez qu'à regarder ici au Québec mon cher Monsieur, la très grande majorité se fout du climat. Le gros char, le démarreur à distance, donc la voiture qui brûle et pollue pour rien, pour avoir les fesses bien au chaud le matin, le big house avec 3 garages et 4 salles de bain, toute la surconsommation, le nez collé sur l'arbre empêchant les yeux de voir toute la forêt en train de s'écrouler..

      Alors, imaginez en Chine, en Inde, et les milliards d'humains désirant ce " confort "..La route sera longue n'est-ce-pas..Beaucoup trop longue, tant qu'à moi, pour faire virer le vent dans la direction absolument nécessaire à la survie de la biosphère..

      Il est déjà trop tard.

  • Benoît Gagnon - Inscrit 19 décembre 2013 12 h 35

    Pour les financiers

    La véritable question à se poser est qui sort gagnant de ces catastrophes? Combien ces catastrophes ont-elles rapportées aux grands de la Finance Mondiale? Parce qu'on parle de pertes pour les pays où se produisent les catastrophes, mais on ne parle jamais des entités internationales qui n'ont que faire des limites géopolitiques de la planète. Lorsqu'il y a catastrophe, il y a reconstruction et il y a prêts. Les banques en rafollent! Elles ont le sort de pays entiers entre leurs griffes et en font ce qu'elles veulent en leur imposant leurs critères.

    C'est vraiment très triste à dire, mais ces catastrophes (tout comme les guerres, d'ailleurs) sont profitables à bien des gens. Et tant que ce sera proftable à ces gens, rien ne sera fait pour que l'ampleur et la fréquence de ces catastrophes soit réduites (par exemple en optant pour autre chose que du combustible fossile). Et de plus en plus de gens continueront à en souffrir.

    Ce sont les effets pervers les plus visibles du néolibéralisme et de la mondialisation...