Le marché de la revente résidentielle tient le coup

L’Association canadienne de l’immeuble a dévoilé lundi les données du marché de la revente qui sont demeurées très stables tout au long de l'année.
Photo: - Archives Le Devoir L’Association canadienne de l’immeuble a dévoilé lundi les données du marché de la revente qui sont demeurées très stables tout au long de l'année.

L’immobilier résidentiel continue de défier les plus sombres pronostics. Le marché de la revente a tenu le coup en 2013 et devrait poursuivre sa progression l’an prochain, tiré par la performance dans les grands centres. Mais si l’on exclut ces poches de surchauffe, le scénario d’atterrissage en douceur demeure dominant.

 

L’Association canadienne de l’immeuble (ACI) a dévoilé lundi les données du marché de la revente. Il est demeuré relativement stable d’un mois à l’autre, mais, sur un an, tant la croissance des ventes que la progression du prix moyen sont venues témoigner de la résilience du marché immobilier résidentiel malgré les nombreux avertissements et les mesures de resserrement. L’ACI a également revu ses prévisions à la hausse pour 2014.

 

En novembre, sur un an, la vente de propriétés existantes a crû de 5,9 % au Canada et le prix moyen a bondi de 9,8 %, propulsé par un bon de 13,6 % à Vancouver et de 11 % à Toronto. Ce faisant, pour l’ensemble de 2013, l’ACI compte désormais sur un prix moyen de 382 200 $, en hausse de 5,2 % par rapport à 2012. Et sur des ventes de 458 200 unités, en hausse de 0,8 % sur un an.

 

L’élan devrait se poursuivre, voire s’accélérer en 2014, l’ACI prévoyant des ventes de 475 000 propriétés résidentielles par l’intermédiaire du réseau de ses membres, et un prix moyen de 391 100 $, en hausse de 2,5 % par rapport à 2013.

 

La bonne tenue du marché de la revente n’est évidemment pas uniforme. Ainsi, 11 des 26 principaux centres urbains ont affiché un recul des ventes sur un an en novembre. Du nombre, 7 villes sont localisées au Québec et dans les provinces de l’Atlantique, a fait ressortir Douglas Porter, économiste en chef chez BMO Marchés des capitaux. En valeur les marchés urbains les plus chauds cette année demeurent Calgary, Edmonton et Vancouver, avec des progressions dans les deux chiffres. À l’opposé, les villes de Québec, Trois-Rivières, Saguenay et Halifax ont emprunté la voie inverse, avec des déclins dans les deux chiffres.

 

L’économiste Sonya Gulati, de la Banque TD, retient que les données de novembre, avec des ventes relativement stables et la hausse des nouvelles inscriptions, amènent le ratio ventes/nouvelles inscriptions à 53,4 %, contre 54,5 % en octobre. Entre 40 et 60 %, l’on parle d’un marché évoluant en territoire équilibré. L’économiste soutient que la diminution de l’accessibilité à la propriété, notamment sous le poids d’une hausse des taux hypothécaires, devrait contribuer à un atterrissage en douceur du marché.

 

Douglas Porter parle aussi d’un retour au calme, après une surchauffe estivale. L’économiste écarte les sombres pronostics pour évoquer plutôt une croissance des prix dans l’existant revenir à un rythme plus modéré l’an prochain.

À voir en vidéo