Alcoa - Québec doit poser ses conditions

Le président de la CSN, Jacques Létourneau
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Le président de la CSN, Jacques Létourneau

Le gouvernement du Québec doit se résigner à abaisser le tarif d’électricité d’Alcoa, mais seulement si l’aluminerie garantit le maintien des emplois dans ses trois usines du Québec, fait valoir la CSN.

 

« Un accès aux ressources naturelles du Québec, en l’occurrence l’électricité, devrait toujours être conditionnel à des investissements conséquents et à un réel développement en région », a déclaré le président de la CSN, Jacques Létourneau vendredi.

 

Le syndicat représentant les travailleurs de l’aluminerie Alcoa de Baie-Comeau craint que l’octroi d’un nouveau tarif d’électricité fasse office de « pansement temporaire qui ne ferait que repousser les mauvaises nouvelles pour les syndiqués de Baie-Comeau ». Alcoa doit s’engager à augmenter la capacité de ses installations au Québec, y compris son usine de la Côte-Nord, martèle la CSN. « On est d’accord pour que le gouvernement se penche sur la question des tarifs puisque ceux-ci ne sont plus concurrentiels avec ce que l’on retrouve ailleurs dans le monde », a déclaré le président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN), Alain Lampron avant d’ajouter : « Il faut cependant rattacher ça à la création et au maintien des emplois. »

 

Alcoa a déjà reporté à trois reprises la modernisation de ses installations de Baie-Comeau, ce qui fait dire à la CSN que sans la vigilance du gouvernement Marois, l’usine pourrait être sacrifiée pendant que les deux autres profiteraient d’un nouveau tarif avantageux d’Hydro-Québec.

 

Le président du Conseil central de la Côte-Nord, Guillaume Tremblay, a évoqué « différentes formules » envisageables pour lier l’accès au tarif avantageux à la modernisation de l’usine de Baie-Comeau. « Cette exigence devrait s’accompagner de pénalités importantes en cas de non-respect de la part d’Alcoa », a affirmé le président du syndicat des employés de l’aluminerie de Baie-Comeau, Michel Desbiens.

1 commentaire
  • Réal Paquette - Inscrit 14 décembre 2013 09 h 54

    Que de souvenir

    En lisant cet article une partie de mon passé qui gît dans le fond de ma mémoire s'est soudain rappellé qu'Il n'y a pas si longtemps une autre industrie à voulue faire payer la poursuite de son existence par tous les contribuables du Québec. Je me souviens bien à vif les fermetures d'usine à papier de la région trifluviennes. Des industries qui n'avait sue se moderniser au fils des décennies qu'avec les subventions gouvernementales obtenues sur fond de menaces. Une à une après avoir engraisser leurs actionnaires pendant plus d'un demi siècle se mirent à clorent les portes sous les signes du vieillissement jamais pris en compte. Aujourd'hui je vois poindre une autre industrie qui elle aussi dans le but d'apporter son gain à ses actionnaires menace pour obtenir une baisse des tarifs hydro-électrique et en même temps ne parle point de moderniser de vieilles installations...Shawinigan, Baie-Comeau et encore. J'ai déjà lu quelque part et vous me corrigerai si je fais erreur que les emplois d'une aluminerie au lac-st-jean auront coûtés $131000.00 par année par emploi sur une période de 25 ans?? Ils auraient été moins honteux de créer des dizaines de milliers de fonctionnaires payés $40000.00 pendant 25 ans et de se construire une expertise puissantes dans pleins de domaine ou aujourd'hui on s'apercoient que le privé nous volent. Les politiciens qui on acceptés à l'époque d'offrir autant pour créer des jobs qui un jour disparaîtront une à une on participer au côté des entreprises privées à un vol. Et aujourd'hui encore on me demanderais de resubventionner?? Non Merci pas une cennes noires.