Molson Coors a entrepris un examen complet de ses activités canadiennes

Molson Coors a entrepris un examen complet de ses activités canadiennes afin de déterminer si un ajustement des coûts est requis afin de rendre plus rentable le brasseur, qui continue de perdre des parts de marché alors que s’intensifie la concurrence et que diminue la demande pour certaines de ses principales marques.

 

L’entreprise de Denver et Montréal compare ses activités à celles d’autres brasseurs et de grandes sociétés à l’extérieur de l’industrie, au Royaume-Uni et aux États-Unis. « Il y aura des secteurs dont nous pourrons réduire les coûts, il y aura aussi des secteurs dont nous devrons augmenter les coûts », a affirmé mercredi, lors d’un entretien, le président et chef de la direction de Molson Coors, Peter Swinburn, après que la société eut dévoilé les résultats financiers de son troisième trimestre, incluant des chiffres « décevants » pour ses activités canadiennes.

 

Le bénéfice net d’ensemble de Molson Coors a chuté à 121,8 millions $US au troisième trimestre en raison de charges non récurrentes, mais son bénéfice ajusté a augmenté de 7,7 %, à 268,1 millions. Molson Coors a réalisé un bénéfice net de 66 ¢US par action au cours de la période de trois mois terminée le 28 septembre, en baisse comparativement à celui de 1,09 $US par action, ou 198,4 millions, de la même période il y a un an. Le brasseur a inscrit 163,1 millions en dépenses spéciales ou non essentielles relativement à la dépréciation de deux marques en Europe.

 

Abstraction faite de ces éléments non récurrents, l’entreprise a enregistré un bénéfice de 268,4 millions, ou 1,45 $US par action, contre 248,9 millions, ou 1,37 $ US par action, au troisième trimestre de 2012. Elle a tiré profit d’un taux d’imposition effectif de 15 %, moins élevé que prévu. Les ventes totales du brasseur ont diminué de 2 %, à 1,17 milliard, en raison d’un recul de 0,9 % du volume de bière à l’échelle mondiale, à 17 millions d’hectolitres.

 

Les activités canadiennes de Molson Coors ont peiné au troisième trimestre, alors que leur bénéfice sous-jacent avant impôts a diminué de 13,3 % pour s’établir à 130,6 millions, malgré des coûts moins élevés en raison d’un volume inférieur et de la dépréciation du dollar canadien par rapport au dollar américain. Les ventes nettes ont reculé de 9,2 %, à 526,7 millions, à cause d’un recul de 5,2 % du volume. Les ventes aux détaillants ont glissé de 3,3 % en raison principalement d’une augmentation des taxes d’accise au Québec, de la faiblesse de l’économie et d’une augmentation des activités promotionnelles de la concurrence.

 

La part de marché de Molson Coors a diminué d’environ 1 % durant le trimestre, pendant que le marché canadien de la bière reculait de la même façon.

 

Depuis 2008, la part de marché de Molson Coors a chuté de quelque trois points de pourcentage, étant passée de 42 % à 39 %. Le brasseur a cependant fait remarquer que son grand rival Anheuser-Busch InBev, propriétaire de la brasserie Labatt, se trouvait dans le même bateau, ayant vu sa propre part de marché glisser à 40 %, contre 43 %.

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