Pétrole et gaz - Les États-Unis devraient doubler l’Arabie saoudite et la Russie cette année

Washington – Les États-Unis devraient accéder dès cette année au rang de premier producteur mondial de pétrole et gaz, devant l’Arabie saoudite et la Russie, a indiqué l’administration américaine vendredi.

« Les États-Unis devraient devenir le plus important producteur de pétrole et de gaz naturel en 2013 », affirme l’agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) dans un communiqué.

L’Agence internationale de l’énergie, qui représente les intérêts énergétiques des pays riches, s’attendait jusqu’ici à ce que les États-Unis accèdent au premier rang mondial d’ici à quatre ans en termes de production pétrolière. Les chiffres publiés vendredi par l’EIA incluent toutefois non seulement le pétrole brut mais aussi les gaz liquides et autres condensés dérivés de la production d’hydrocarbures, ainsi que les biocarburants.

Portée par le boom de l’exploitation du pétrole de schiste, la production de pétrole aux États-Unis devrait avoisiner les 12 millions de barils par jour (mbj) soit davantage que l’Arabie Saoudite et que la Russie, selon l’agence américaine qui publie un graphique mais pas de chiffres précis.

D’après l’agence, la production d’hydrocarbures au sens large des États-Unis était déjà l’an dernier au coude à coude avec celle de la Russie, mais l’écart entre les estimations de production russe et américaine s’est « agrandi » en 2013, dissipant toute ambiguïté sur le premier rang mondial des États-Unis, estime l’agence gouvernementale.

L’Arabie saoudite, en revanche, produit peu de gaz naturel et se retrouve donc derrière les États-Unis et la Russie dans les chiffres de l’EIA. Avec environ 10 mbj, elle reste toutefois largement devant les États-Unis si l’on ne prend en compte que la production de brut seule.

Les États-Unis devraient extraire 7,5 millions de barils par jour (mbj) de brut en moyenne cette année, contre 6,5 mbj environ l’an dernier, dont 2 mbj provenaient du pétrole de schiste.

Avec une augmentation de 15 % sur un an, la croissance de la production de brut américaine, tirée par le schiste, ralentit donc nettement cette année comparé à l’an passé, quand elle avait connu une envolée de 32 % par rapport à 2011.

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