Revue boursière - Wall Street hésite

New York – Wall Street a clôturé autour de l’équilibre vendredi, au terme d’une séance fluctuante où les investisseurs ont évalué les chiffres de l’emploi américain, sur fond de regain de tensions sur la Syrie : le Dow Jones a cédé 0,10 % et le NASDAQ a grignoté 0,03 %.

Selon des résultats définitifs à la clôture, l’indice vedette Dow Jones Industrial Average a lâché 14,98 points à 14 922,50 points, tandis que le NASDAQ, à dominante technologique, prenait 1,23 point à 3660,01 points.

L’indice élargi Standard & Poor’s 500 a gagné 0,12 % (+2 points), à 1655,08 points.

Les indices ont peiné à trouver une direction, débutant la séance dans le vert après la publication du rapport mensuel sur le chômage et l’emploi aux États-Unis, avant de se retourner quand des propos rapportés du président russe, Vladimir Poutine, à l’issue du sommet du G20, ont évoqué son soutien au régime syrien même en cas d’attaque occidentale.

« Il y a eu un mouvement de panique à la vente, le marché étant très volatil en ce moment. Puis quand tout le monde s’est calmé, les indices ont un peu remonté, car les investisseurs sont plutôt d’humeur acheteuse », explique Jay Morelock, économiste à FTN Financial.

Le rapport sur l’emploi américain pour le mois d’août, très attendu, n’a pas été tout à fait à la hauteur des prévisions : 169 000 nouvelles embauches ont été enregistrées sur le mois, contre 177 000 prévues par les économistes.

Les créations d’emplois des deux mois précédents ont en outre été drastiquement revues en baisse. Mais le taux de chômage est néanmoins descendu à 7,3 %, contre 7,4 % en juillet.

« Même si c’est un peu faible, cela peut suffire à ce que la Fed ralentisse ses aides en septembre », estime Jay Morelock. Or d’après lui, un ralentissement des injections de 85 millions $US de la banque centrale américaine chaque mois sur les marchés devrait « ramener des liquidités aux États-Unis, qui est un marché moins risqué. »

La Syrie a continué à alimenter l’incertitude sur la place financière new-yorkaise, notait aussi la banque Wells Fargo.

Le président américain Barack Obama était vendredi sur les terres de Vladimir Poutine, principal soutien de Damas, pour tenter de rallier des pays à son projet d’intervention militaire en Syrie lors du sommet du G20.

Le marché obligataire a progressé. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a baissé à 2,938 % contre 2,979 % jeudi soir et celui à 30 ans à 3,873 % contre 3,878 % la veille.

Toronto a clôturé en baisse, les opérateurs jonglant avec la nervosité entourant une possible intervention militaire en Syrie et les spéculations quant aux décisions à venir de la Réserve fédérale des États-Unis après la publication des plus récentes données sur le marché de l’emploi.

Le dollar canadien s’est apprécié de 0,89 ¢US à 96,07 ¢US, encouragé par le rapport sur l’emploi pour le mois d’août, dont les chiffres se sont révélés supérieurs aux attentes des économistes. L’économie canadienne a créé 59 000 emplois le mois dernier, mais la plupart des gains ont été observés du côté des emplois à temps partiel.


Avec La Presse canadienne

À voir en vidéo