Kodak sort de la faillite

Kodak a raté le virage numérique, ce qui lui a valu la faillite dont elle sort transfigurée.
Photo: Agence France-Presse (photo) Scott Olson Kodak a raté le virage numérique, ce qui lui a valu la faillite dont elle sort transfigurée.

Le géant déchu de la photographie Kodak a annoncé mardi qu’il était sorti de la faillite, restructuré et délesté de l’essentiel des activités photo qui ont fait sa réputation, pour se recentrer sur les services aux entreprises.

 

« Nous sommes sortis de faillite comme entreprise technologique d’imagerie pour les entreprises » notamment dans l’emballage, la communication graphique ou les services professionnels, a commenté le p.-d.g., Antonio Perez, dans un communiqué, au terme d’un processus qui a duré un an et demi.

 

« Kodak a finalisé les dernières étapes de sa restructuration sous l’égide du chapitre 11 [la loi américaine sur les faillites], y compris la séparation d’avec ses activités d’imagerie personnelle et d’impression de documentation cédées au fonds de retraite de Kodak au Royaume-Uni », a noté M. Perez.

 

Le groupe américain avait annoncé le 20 août que son plan de restructuration avait été validé par le juge des faillites.

 

Ce plan a permis au groupe de réduire son endettement en vendant de nombreux actifs, dont son site Internet d’albums en ligne et commandes de tirages ou d’activités de reprographie. Kodak va désormais se recentrer sur l’imagerie d’entreprise, considérée comme « plus rentable ».

 

« Nous établissons les bases d’une croissance rentable, a poursuivi M. Perez. Nous avons la bonne technologie au bon moment alors que les marchés d’impression passent au numérique », a-t-il ajouté.

 

Kodak, grand nom de la photographie argentique, a raté le virage du numérique. Il avait déposé son bilan début 2012, au bout de 131 ans d’existence, et s’est restructuré en se délestant de toute une série d’activités dont son site Internet d’impression de photos ou des brevets, contre l’abandon de milliards de dollars de dette.