TGV Rio-São Paulo - Le Brésil reporte à nouveau l’appel d’offres

Le projet de TGV devant relier Rio de Janeiro et São Paulo sera réalisé selon l’échéancier initial, assure le gouvernement, qui vient de reporter d’un an l’appel d’offres.
Photo: Felipe Dana Associated Press Le projet de TGV devant relier Rio de Janeiro et São Paulo sera réalisé selon l’échéancier initial, assure le gouvernement, qui vient de reporter d’un an l’appel d’offres.

Brasilia — Le gouvernement brésilien a annoncé dans la nuit de lundi à mardi qu’il reportait à nouveau d’une année l’appel d’offres pour la ligne de train à grande vitesse entre Rio de Janeiro et São Paulo, à la demande de plusieurs entreprises intéressées.

 

Ce projet de train à grande vitesse s’élève à environ 16 milliards de dollars.

 

« Après de nombreuses discussions avec des participants potentiels, nous nous sommes aperçus que l’appel d’offres s’orientait vers un seul participant », a déclaré le ministre des Transports, César Borges. Le ministre a affirmé que l’objectif de rendre cette ligne à grande vitesse opérationnelle dès 2020 n’avait pas changé, a ajouté l’agence de presse Agencia Brasil.

 

Le projet actuel, lancé en 2010, est reporté pour la deuxième fois à la demande des entreprises. Parmi ces entreprises figurent la française GEC Alstom, l’allemande Siemens, la japonaise Mitsui et les espagnoles CAF et Talgo ainsi que la sud-coréenne Hyundai. En tout, la construction du train intéresse une vingtaine d’entreprises de construction, ferroviaires et d’équipements.

 

Le train devrait relier Rio de Janeiro à São Paulo et Campesinas, soit 511 kilomètres, en 85 minutes au lieu de six heures actuellement.

 

L’appel d’offres est retardé alors que, selon la presse, il existerait des ententes entre entreprises étrangères dans le secteur des transports à São Paulo. Selon les médias locaux, Siemens, Mitsui, Alstom et Bombardier auraient formé un cartel d’entreprises en vue des appels d’offres pour le train et le métro de São Paulo.

 

La concession qui est valable pour 40 ans peut être prolongée. Les tarifs seront fixés librement par le concessionnaire et 60 % des sièges devront être de classe économique. Le gouvernement exige que les sociétés intéressées aient au moins cinq années d’expérience dans les trains à grande vitesse, sans qu’il y ait eu d’accident important pendant la période.

 

L’appel d’offres se fera en deux étapes : une pour définir l’opérateur du train et la technologie employée et la seconde, qui selon les autorités sera déterminée par la première, pour la construction de l’infrastructure du projet.

 

La première phase de l’appel d’offres avait été fixée à septembre prochain.

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