BlackBerry pourrait se mettre en vente

Le fabricant de téléphones intelligents BlackBerry BlackBerry étudie ses options stratégiques, y compris une éventuelle vente. La compagnie a révélé lundi que son conseil d'administration a constitué un comité spécial pour explorer ses «options stratégiques» dans l'espoir de rehausser la popularité de son téléphone BlackBerry 10.

BlackBerry n'a pas parlé précisément de privatisation, une idée de plus en plus populaire, selon les informations qui circulent depuis quelque temps.

L'examen stratégique — devant permettre de parvenir à la meilleure entente pour les actionnaires — a donné du souffle aux actions, lundi, même si elles demeuraient à un niveau inférieur à leur sommet de l'année, atteint alors que l'espoir soulevé par les BlackBerry 10 était plus élevé.

Le titre affichait une hausse de 78 cents, à 10,83 $, à la Bourse de Toronto, soit environ 8 $ de moins que le sommet atteint en janvier, lorsque sa valeur était gonflée par l'optimisme suscité par les nouveaux modèles de téléphones intelligents du fabricant.

L'examen stratégique sera mené par Timothy Dattels, qui s'est joint au conseil d'administration l'an dernier et qui est un associé principal chez TPG Capital, l'une des plus importantes sociétés de placement privé au monde.

«Au cours de la dernière année, la direction et le conseil se sont concentrés sur le lancement de la plateforme BlackBerry 10 et de BES 10, l'établissement d'une solide position financière, et l'évaluation de la meilleure approche pour apporter de la valeur à long terme pour les clients et les actionnaires», a affirmé M. Dattels dans un communiqué de presse.

«Compte tenu de l'importance et de la solidité de notre technologie, et de l'évolution de l'industrie et du paysage concurrentiel, nous croyons que c'est le bon moment pour explorer nos choix stratégiques», a-t-il ajouté.

Les analystes n'ont guère été surpris par l'annonce. Plusieurs s'attendaient à ce que l'entreprise se départisse d'au moins une partie de ses actifs il y a déjà plusieurs trimestres, et ils ont déçus qu'aucune vente ne se soit matérialisée.

BlackBerry a aussi annoncé lundi que Prem Watsa, le dirigeant de l'assureur canadien Fairfax Financial et l'un des principaux actionnaires de BlackBerry, avait quitté le conseil d'administration de l'entreprise en raison d'éventuels conflits d'intérêts.

M. Watsa s'était joint au conseil d'administration en 2012 pour tenter de relancer l'ancienne Research in Motion, au moment de l'arrivée de Thorsten Heins au poste de chef de la direction.

Dans un communiqué publié par BlackBerry, M. Watsa a indiqué avoir encore confiance en la compagnie, son conseil d'administration et sa direction. Il a ajouté que Fairfax n'avait aucunement l'intention de vendre ses actions.

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