Immobilier - Première hausse en un an des ventes d’unifamiliales

Le niveau d’activité dans la revente de maisons unifamiliales du Grand Montréal a connu en juillet 2013 sa première augmentation en un an et le nombre de transactions pourrait grimper dans les mois qui viennent, selon un analyste de la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ).

 

Selon la Chambre immobilière du Grand Montréal, le nombre de ventes de propriétés unifamiliales a augmenté de 3 % entre juillet 2012 et 2013, alors que les transactions portant sur des condos sont en baisse de 13 % sur la même période.

 

Cette situation découle en partie d’un ralentissement marqué des activités en juillet 2012. Le mois précédent, le gouvernement Harper venait, pour une quatrième et dernière fois, d’introduire de nouvelles mesures pour refroidir le marché immobilier et éviter, en fait, une surchauffe dans certains centres urbains comme Toronto et Vancouver.

 

« La tendance générale est à la baisse, a dit Paul Cardinal, directeur du service d’analyse du marché à la FCIQ. Dans la grande région de Montréal, on a vu 12 baisses consécutives du nombre de transactions à partir de juillet 2012. »

 

Les mois qui viennent seront comparés à ce qui a suivi le resserrement de juin 2012, a ajouté M. Cardinal. « Je m’attends à quelque chose de stable, voire à de petites croissances d’ici la fin de 2013. »

 

De façon spécifique, près de 1600 maisons unifamiliales ont changé de mains en juillet. Les données de la CGIM indiquent que le prix médian d’une telle propriété dans le Grand Montréal était de 283 000 $ en juillet, en hausse de 3 % sur un an. Pour les condos, le prix médian est de 228 000 $, en baisse de 2 %. (Le Grand Montréal comprend Laval, la Rive-Nord, la Rive-Sud et Vaudreuil-Soulanges.)

 

Effet de la SCHL

 

L’évolution des ventes au cours des prochains mois pourrait notamment être influencée par les taux hypothécaires. En raison d’une mesure annoncée la semaine dernière par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), les taux seront peut-être appelés à augmenter.

 

La SCHL a décidé de limiter le fonctionnement d’un programme qui permet aux banques de financer facilement leurs opérations de prêts hypothécaires. Ce programme est celui en vertu duquel une banque peut regrouper des blocs de prêts afin de les refiler aux investisseurs qui reçoivent des paiements réguliers. Ces titres hypothécaires sont garantis par la SCHL. Chaque émetteur est désormais plafonné à 350 millions par mois, a décrété la SCHL, car le programme est plus populaire que prévu cette année.

 

Cela signifie que les banques devront miser davantage sur les dépôts pour financer les opérations de prêts. « Il va y avoir une légère pression à la hausse sur les taux d’intérêt hypothécaires », a dit M. Cardinal, un ancien de la SCHL. « De combien ? Je ne me prononce pas. Mais ça ne sera pas majeur. »

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