Du lait importé de Nouvelle-Zélande inquiète la Chine

Le géant néo-zélandais Fonterra a présenté lundi à Pékin ses « profondes excuses » tout en niant avoir tardé à réagir après la découverte dans ses produits laitiers d’une bactérie, ravivant les craintes des consommateurs chinois et d’autres pays asiatiques notamment. Il répondait au premier ministre néo-zélandais John Key, qui a souligné « les risques » pris par le groupe, plus grosse coopérative laitière dans le monde en termes de production. Fonterra a révélé ce week-end que trois lots de petit-lait (lactosérum) utilisé pour la fabrication de laits maternisés et de boissons pour les sportifs contenaient une bactérie pouvant causer le botulisme, une intoxication susceptible de provoquer la paralysie, voire la mort. Pour le moment, aucune victime n’est à déplorer, selon Fonterra. Néanmoins, la Chine ainsi que Singapour, la Malaisie, la Russie et l’Arabie saoudite ont pris des mesures pour que les lots de produits laitiers contenant cette bactérie soient retirés de la vente. Quelque 95 % des importations chinoises de lait en poudre provenaient de Nouvelle-Zélande au premier trimestre de l’année 2013.

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