Via Rail ferme une série de gares dans l’est du Québec

À compter du 25 octobre, les gares de La Pocatière, Rivière-du-Loup, Trois-Pistoles, Mont-Joli, Bonaventure, Port-Daniel, Barachois et Grande-Rivière fermeront leurs portes. Celles de Rimouski, New Richmond et Chandler demeureront ouvertes, mais sans personnel.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir À compter du 25 octobre, les gares de La Pocatière, Rivière-du-Loup, Trois-Pistoles, Mont-Joli, Bonaventure, Port-Daniel, Barachois et Grande-Rivière fermeront leurs portes. Celles de Rimouski, New Richmond et Chandler demeureront ouvertes, mais sans personnel.

Carleton — D’importantes compressions toucheront les services ferroviaires de Via Rail dans l’est du Québec cet automne.

 

À compter du 25 octobre, les gares de La Pocatière, Rivière-du-Loup, Trois-Pistoles, Mont-Joli, Bonaventure, Port-Daniel, Barachois et Grande-Rivière fermeront leurs portes. Celles de Rimouski, New Richmond et Chandler demeureront ouvertes, mais sans personnel.

 

Ainsi, le métier d’agent de gare pourrait devenir de plus en plus rare chez Via Rail. Le transporteur national fait face à un manque à gagner d’environ 400 millions cette année, selon Guy Caron, député néodémocrate de Rimouski-Neigette-Témiscouata -Les Basques, qui s’inquiète pour la desserte de tout l’est de la province. Et il n’est pas le seul. Deux autres de ses collègues du NPD, Philip Toone, de Gaspésie -Îles-de-la-Madeleine, et François Lapointe, de Montmagny -L’Islet -Kamouraska -Rivière-du-Loup, redoutent ces fermetures.

 

Quais de débarquement

 

En Gaspésie, même fermées ou sans agent, les gares resteront des quais de débarquement ou d’embarquement, mais il ne sera plus possible d’y acheter un billet. Les voyageurs devront tout faire en ligne ou par téléphone, seules les gares de Matapédia, Carleton, New Carlisle, Percé et Gaspé auront encore du personnel sur place.

 

M. Caron reconnaît que la fréquentation de la ligne ferroviaire n’est pas très importante, mais il maintient qu’il s’agit d’un service essentiel pour une région éloignée, desservie par l’autocar ou encore l’avion, un dernier moyen de transport plutôt dispendieux. Le NPD y voit par ailleurs une autre fronde du gouvernement conservateur contre les régions, alors que le fédéral a imposé des compressions à Via Rail ces derniers mois.

 

« Le gouvernement conservateur a un rôle à jouer et les compressions imposées ont influencé les capacités de Via Rail à maintenir des lignes moins rentables, mais pourtant essentielles pour des régions comme la nôtre », affirme M. Caron.

7 commentaires
  • Benoît Landry - Inscrit 26 juillet 2013 08 h 08

    Un air connu

    Il y a plusieurs années un certain Lawence Hannigan nommépar Mulroney ppur privatiser et réformer ViaRail a scrappé les trains de banlieue autput de Montréal sous prétexte de sous-utilisation, maintenant on tente de tout rebâtir avec les difficultés que l'on connait.

    Harper agit dans cette même ligne et si on ne se moboilise pas bientôt les dommages à toutes nos infrastructures seront épouvantables. Ce genre de services doit être valorisé, pas méprisé

  • Dominic Dagenais - Inscrit 26 juillet 2013 08 h 08

    Sortir des années 1950

    Comme c'est tristte! À l'heure où les solutions de rechange à l'automobile s'imposent plus que jamais, à l'heure où on construit partout dans le monde, y compris en Chine et aux États-Unis, des tramways, des TGV, le Québec reste pris dans sa mentalité du milieu du XXe siècle. On continue de construire toujours plus d'autoroutes, on fait des psychodrames avec le changement de trois sens uniques dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal pour alléger la circulation dans les rues résidentielles, on essaie de nous faire croire que des projets tels ceux d'un tramway à Montréal ou encore d'une liaison de TGV Québec-Windsor sont des projets trop ambitieux, on diminue la fréquence des trains en dehors des liaisons les plus achalandées et voilà qu'on ferme une série de gare dans l'est de la province. On est encore pris dans cette mentalité du tout-à-l'auto. Il serait grandement temps qu'on se réveille et qu'on se rende compte, à l'instar du reste de la planète, que l'avenir est aux transports collectifs. Et ça serait bien qu'on le fasse avant d'avoir démantelé tous les chemins de fer et gares qu'il nous reste.

    • Rodrigue Dube - Inscrit 26 juillet 2013 11 h 06

      Je crois qu'une perspective differente s'impose. Le transport ferroviaire est a revoir. Accidents majeurs au Quebec, en France, en Espagne... Governements incapables de mettre en place des normes de securite acceptables... operateurs incapables d'assurer la securite des passagers et des riverins, ou meme pire, gouvernements qui sont aussi operateurs et pechent des deux cotes, en ne reglementant pas et aussi en operant avec laxisme...

      S'il y a une lecon a tirer des tristes evenements de cet ete c'est que, peu importe le regime (public/prive) sous lequel le chemin de fer opere, les intervenants ne peuvent, a cout acceptable, mettre en place les mesures que la raison demanderait. Autrement dit le chemin de fer, invention glorieuse de l'epoque victorienne, n'est plus viable dans notre monde moderne. Il n'est viable ni sous un regime etatique ni sous un regime prive... A moins que l'ont soit prets a tolerer les drames occasionels...

      Aucun regime n'est pret a mettre les investissements disproportiones qui seraient necessaire au maintien de la securite... Quel gouvernement au Quebec, en France ou en Espagne, serait pret a couper dans les soins medicaux, les garderies ou l'aide sociale pour reconstruire les vieux chemins de fer de facon secure et moderne? Les couts sont trop eleves et les benefices trop marginaux pour qu'on passe en priorite des depenses aussi importantes que celles qui seraient necessaires... Alors le systeme, ineluctablement, s'effrite, et le danger s'accroie de jour en jour...

      Et je n'aborde meme pas le risque d'attaque terroriste hyper-facile a planifier que tous ces accidents suggerent, et l'impossibilite de securiser tous les rails contre ces attaques....

      A quand un moratoire sur le transport par rail? Combien d'autres accidents faudra-t-il pour faire entendre raison a nos elus?

      Il est maintentant clair qu'il faut laisser le 19e siecle derriere nous... Il faut passer au 21e siecle, et le 21e siecle, clairement, ne passe pas par le chem

    • Sylvain Auclair - Abonné 26 juillet 2013 14 h 11

      Le problème, monsieur Dube, c'est tout l'argent qu'on met sur les routes.

    • Yves Côté - Abonné 27 juillet 2013 02 h 26

      A Monsieur Dubé.
      Monsieur, je vous invite à voyager en Europe. Et en France en particulier.
      Si vous êtes un homme de bonne foi, je ne doute pas que vous réviserez votre position sur l'anachronisme économique de voyager en train...
      D'ailleurs, me permettriez-vous trois questions ?
      Combien y a-t-il de morts sur les routes par année au Québec et ailleurs dans le monde ?
      N'avez-vous pas déjà entendu parler de bus bien pleins qui connaissent des tragédies ?
      Pour autant, avez-vous jamais essayé de convaincre que ces événements, qu'ils soient purs accidents ou mauvais gestes, montrent qu'il faille abandonner toute circulation sur la route à cause du danger extrême qu'elle représente ?
      Il faut toujours faire attention de ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain Monsieur !
      Ceci dit, j'aimerais fort connaître la fin de votre texte. Peut-être la partie manquante, celle qui parle d'avenir, m'aurait mieux éclairée sur votre point de vue ?
      Peut-être y proposiez-vous que si celui-ci ne passe pas par le chemin de fer, il pourrait passer par le monorail ou une autre forme innovante de transport en commun ?
      En quel cas, nos positions respectives se rapprocheraient grandement...
      Merci de m'avoir lu !

  • Sylvain Auclair - Abonné 26 juillet 2013 10 h 54

    Service lamentable

    Je connais quelqu'un qui partageait son temps entre Kamouraska et Montréal. Il prenait l'autocar. Pourquoi? Parce qu'on ne peut jamais savoir à quelle heure le train arrive, disait-il.

    Je suis déjà revenu en train du Nouveau-Brunswick. Il avait quelques heures de retard, à cause de la température: c'était une belle journée d'été -- pas une canicule -- et les rails ne pouvaient pas le supporter.

  • Daniel Bérubé - Inscrit 28 juillet 2013 15 h 04

    Effectivement...

    La question est à se poser, à savoir, remettre en état sécuritaire les voies et les équipements ferrovières actuels... jetons un regard sur la chose:

    Combien coûterait reffaire toutes ces voies, considérant que les ponts, les tunels auraient eux aussi à être évalués; après que tout serait refait, nous serions encore avec un système de rail conçu pour les trains du XIX siècle ! N'allez pas penser mettre un TGV sur ces rails !

    Nous avons peut être du retard sur ces choses (TGV) mais ne faudrait-il pas y voir une occasion favorable pour nous ? Si nous avions entrepris un TGV il y a 10 ou 20 ans, nous aurions sans doute déjà des problèmes avec les contextes de gel et dégel, stabilité des rails,comme les trains mis en place en Chine et au Tibet, et où les problèmes sont déjà commencer justement à cause du gel et dégel. Ce retard nous permettrait de constater les faiblesses des TGV sur rails, et considérer le monorail actuellement à l'étude comme étant le projet le plus crédible à moyen et long terme. Le mouvement des sols en surface est un des problèmes premiers des TGV sur rails. Le monorail, avec un poteau support à tout les... 200m. si je me souviens bien, font en sorte que le poteau ira en profondeur, c.à.d. sous les points de congélations, donc à l'abris des déplacements.

    J'ai souvent réalisé que, suite à la "remise à plus tard" de quelques choses, ce fut bénifique: tant que la chose n'est pas entreprise, voir terminé, nous pouvons en changer, en modifier les plans, considérer de nouvelles trajectoires, etc...

    Oui, effectivement, on peut parfois agir trop tard... mais combien de fois n'avons nous pas agit trop vite ? Comme ont s'amuse parfois à dire: '' J'aurais donc dû "...