La Caisse de dépôt lorgnerait Iron Ore

La Caisse de dépôt et placement du Québec prend le pouls des banques d’investissement privé en vue de mettre la main sur l’activité de minerai de fer de Rio Tinto au Canada, a appris The Wall Street Journal. Elle n’est pas la seule.


Les deux plus importants fonds de pension au pays, l’Office d’investissement du RPC (Régime de pensions du Canada) et la Caisse de dépôt et placement du Québec, recherchent chacun de son côté des partenaires pour acheter la participation de 59 % dans Iron Ore Co. of Canada (IOC) dont souhaite se départir le géant minier anglo-australien, selon le quotidien d’actualité économique et financière citant des personnes proches du dossier. Des analystes estiment cette participation jusqu’à 4 milliards de dollars environ.


Rio Tinto, dont les quatre cinquièmes des revenus reposent sur le minerai de fer, est sous pression afin d’accroître les rendements de ses investisseurs tout en réduisant sa dette pour se prémunir contre de nouvelles baisses des prix du métal.


La porte-parole de la Caisse de dépôt et placement, Sarah-Émilie Bouchard, a refusé de confirmer si l’équipe chargée de cibler les occasions d’investissement dans le secteur des ressources naturelles lorgnait IOC. « Il s’agit de rumeurs de marché à ce stade-ci. On ne fait aucun commentaire sur ce dossier-là », s’est-elle contentée d’affirmer. Même chose du côté de son homologue à l’Office d’investissement du RPC. « Dans tous les cas, l’Office ne commente pas les conjectures et des rumeurs sur le marché », a dit Linda Sims.


L’Office d’investissement du RPC travaille de pair avec la firme américaine d’investissement privé Apollo Global Management, selon The Wall Street Journal. Elle chercherait d’autres partenaires.


Au moins deux sociétés minières manifestent aussi leur intérêt pour l’acquisition du producteur de fer, Glencore Xstrata PLC et la société d’État China Minmetals Corp., toujours selon le journal américain.


Malgré la baisse des prix du minerai de fer, la Caisse, l’Office d’investissement du RPC de même que des banques d’investissement privé sont attirés par IOC, car elle possède des infrastructures de taille telles qu’une ligne de chemin de fer et des installations portuaires à Sept-Îles, en plus d’afficher des capacités de production de près de 20 millions de tonnes de fer par année.