Bombardier en bonne position pour un contrat d’envergure

Bombardier Transport ne tient pas pour acquis un contrat de presque 1,6 milliard avec British Rail, même si la société rivale allemande Siemens a décidé de ne pas faire d’offre relativement au projet de trains de banlieue Crossrail.


Siemens a annoncé vendredi ne plus être impliquée dans ce dossier parce que d’autres contrats la tiennent occupée, dont le projet Thameslink, de 2,5 milliards, obtenu aux dépens de Bombardier. L’entreprise allemande doit également livrer des trains à grande vitesse au transporteur ferroviaire national Deutsche Bahn, livraison qui devrait avoir quatre ans de retard en raison de problèmes de logiciels. Elle fait également face à des délais dans le cadre d’une commande passée par Eurostar pour des TGV assurant une liaison entre Paris, Bruxelles et Londres.


La société qui mettra la main sur le projet Crossrail devra livrer 600 voitures pour une nouvelle ligne reliant les secteurs est et ouest de Londres. L’octroi du contrat devrait être annoncé l’an prochain, l’exploitation de la future ligne devant débuter à la fin de 2018.


Outre Bombardier, les autres firmes dans la course sont l’espagnole CAF et la japonaise Hitachi.


Des observateurs de l’industrie croient que le retrait de Siemens laisse la voie libre à Bombardier, qui fabriquerait les voitures à la dernière usine ferroviaire de l’Angleterre, à Derby. La division transport du constructeur québécois d’avions et de trains, dont le siège se trouve à Berlin, a déjà fait savoir que ces installations fermeraient s’il elle n’obtenait pas le contrat.

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