Transport aérien - Secteur vigoureux en quête d’investisseurs

Le transport aérien mondial demeure en croissance, malgré une conjoncture économique plus difficile. Mais pour les investisseurs, c’est toujours la grande disette.


Selon les données de l’Association du transport aérien international (IATA), la demande globale a augmenté de 5,6 % sur un an en mai tandis que la croissance de la capacité a progressé de 5,2 %, hissant de 0,3 point de pourcentage le coefficient d’occupation des sièges, qui a atteint 78,1 %. « La performance économique mondiale demeure préoccupante ; toutefois, la demande dans le secteur aérien continue d’augmenter. Le principal facteur de cette croissance est la demande croissante de connectivité dans les marchés en émergence. L’environnement d’affaires s’est aussi amélioré par rapport à la mi-2012, certains signes indiquant une faiblesse moins marquée de la zone euro. L’environnement demeure difficile, mais il y a lieu d’être optimiste pour la seconde moitié de l’année », a déclaré Tony Tyler, directeur général et chef de la direction de l’IATA.

 

Peu attrayant


La vigueur contrastée du transport aérien démontre encore son importance, mais cette envergure ne se reflète pas dans le bilan, déplore l’IATA. « Cette année, les compagnies aériennes devraient réaliser des bénéfices de 12,7 milliards. Sur des revenus de 711 milliards, cela représente une marge bénéficiaire nette de 1,8 %, soit environ 4 $ de profit par passager. Ce profit moyen par passager est tout juste suffisant pour acheter un sandwich dans la plupart des régions du monde. » L’aviation civile devra faire beaucoup mieux pour attirer les investissements de 4 à 5000 milliards de dollars nécessaires au cours des 20 prochaines années pour répondre à la demande de connectivité aérienne, a renchéri M. Tyler.


Une étude de l’IATA, appuyée par des analyses de McKinsey Company, indique que durant la période de 2004 à 2011, les investisseurs du secteur aérien auraient gagné 17 milliards de plus s’ils avaient placé leurs capitaux dans des obligations et des actions comportant un risque semblable. « Nous devons trouver des moyens d’améliorer le retour sur les investissements. Il faudra des idées neuves dans toute la chaîne de valeur de l’aviation et chez les gouvernements », a martelé M. Tyler.

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