Grève dans la construction - Entente dans le secteur résidentiel

Les secteurs institutionnel, commercial et industriel n’ont pas encore conclu d’entente pour mettre fin au débrayage.
Photo: La Presse canadienne (photo) Ryan Remiorz Les secteurs institutionnel, commercial et industriel n’ont pas encore conclu d’entente pour mettre fin au débrayage.

Après celui du génie civil, le conflit a pris fin dans le secteur résidentiel de l’industrie de la construction, dans le but de renouveler la convention collective. Reste les secteurs institutionnel, commercial et industriel, où la négociation est plus difficile cette année, les discussions avaient cours en présence du médiateur Normand Gauthier, nommé lundi par le gouvernement du Québec.


Le médiateur a rencontré la partie patronale en début d’après-midi mardi et devait rencontrer la partie syndicale par la suite.


Pour sa part, l’Association provinciale des constructeurs d’habitations du Québec (APCHQ) a confirmé mardi, en début de soirée, qu’une entente de principe a été conclue avec l’Alliance syndicale, au terme d’un blitz de négociation pour le renouvellement de la convention collective 2013-2017 dans le secteur résidentiel. L’entente de principe couvre l’ensemble des clauses, tant normatives que financières, s’appliquant au secteur résidentiel.


Au cours des prochaines semaines, l’entente sera soumise pour ratification par les employeurs du secteur résidentiel au terme d’une tournée des régions, ainsi que par les membres de l’Alliance syndicale. Cette entente signifie donc qu’il y aura retour au travail sur tous les chantiers résidentiels dès ce matin, a ajouté l’APCHQ.


La grève dans l’industrie de la construction a débuté le 17 juin dernier, touchant tous les secteurs d’activité. Dans le troisième secteur d’activité de l’industrie de la construction, soit celui du génie civil et de la voirie, une entente de principe est intervenue lundi, sur les clauses générales, tant financières que normatives.


Effet négatif


Auparavant, le gouvernement Marois avait reconnu l’effet négatif de la grève du secteur de la construction sur l’économie du Québec, tout en refusant de le chiffrer.


Tandis que l’opposition avance le chiffre d’un milliard de dollars de travaux non réalisés en une semaine, le ministre des Finances, Nicolas Marceau, ne s’aventure pas sur cette pente glissante. « Je vais les laisser [les partis d’opposition] à leur évaluation, a-t-il déclaré à l’entrée de la séance du conseil des ministres, mardi, à Québec.[…] On en reparlera. Je ne veux pas embarquer dans les questions d’impact. »


Sa collègue, la ministre responsable de la Politique industrielle, Élaine Zakaïb, a été un peu plus bavarde. Selon elle, le montant d’un milliard « sort de nulle part ». L’impact n’a pas été évalué par le gouvernement, a-t-elle soutenu, et on ne peut évaluer cet impact au quotidien. Il est parfois non quantifiable, comme ces consommateurs qui attendent leur maison qui devait être livrée le 1er juillet, a-t-elle cité comme exemple. « Comment évaluer cet impact ? a-t-elle demandé. Les gens vont être capables de se reprendre. Les chantiers ne sont pas abandonnés, ils auront lieu, mais plus tard. Les contrats vont se terminer. On verra après ce que sera la note. »


 

Avec La Presse canadienne