Achat d'Astral: trop de compromis ferait échouer la transaction, dit Bell

Bell affirme qu'il serait prêt à renoncer à l'acquisition d'Astral s'il était contraint de se départir d'un plus grand nombre de chaînes de radio ou de télévision spécialisée, afin d'obtenir l'aval du CRTC pour que sa transaction de 3,38 milliards puisse se concrétiser.

Le président et chef de la direction de BCE, George Cope, affirme qu'il n'y aurait plus aucune logique dans sa stratégie d'acquisition d'Astral s'il devait agir ainsi, puisque cette stratégie vise justement à générer du contenu pour ses nombreuses plateformes et susciter davantage de compétition au Québec.

Le président et chef de la direction d'Astral, Ian Greenberg, quant à lui, soutient qu'un refus du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) d'approuver la transaction Bell-Astral entraînerait de graves répercussions pour son entreprise.

Le CRTC a déjà refusé la transaction telle que présentée, l'automne dernier, estimant que celle-ci n'était pas dans le meilleur intérêt des Canadiens. Le projet a depuis été modifié afin de tenter de satisfaire les autorités réglementaires.

Entre autres modifications, Bell se départirait des chaînes spécialisées d'Astral en anglais et d'une de ses chaînes de télévision payante en anglais. Bell conserverait toutefois huit des chaînes d'Astral, dont The Movie Network.

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