Suncor hausse son dividende et son titre augmente de 5%

Calgary — L’action de Suncor prenait mardi plus de 5 % à la Bourse de Toronto, après que la plus importante entreprise d’hydrocarbures du Canada eut haussé son dividende trimestriel de 54 %, annoncé un programme de rachat d’actions de 2 milliards et livré des résultats trimestriels supérieurs aux attentes.

Suncor avait annoncé, tard lundi, que son dividende payable le 25 juin passait de 13 ¢ par action à 20 ¢ par action. Le directeur financier de l’entreprise, Bart Demosky, a expliqué mardi aux analystes, lors d’une conférence téléphonique, qu’une telle redistribution de l’argent demeurerait une priorité pour la compagnie. « Les dividendes seront prévisibles. Ils seront renouvelables. Ils seront importants par rapport au marché et ils seront concurrentiels, a-t-il lancé. Le marché devrait s’attendre à ce que nos dividendes augmentent en même temps que notre bénéfice et nos flux de trésorerie. »


Pour sa part, le chef de la direction, Steve Williams, a indiqué que Suncor envisagerait des rachats d’actions lorsque la société générera des revenus supérieurs à ceux requis pour financer le dividende, pour appuyer son capital et pour soutenir sa croissance. « Nous avons racheté plus de 5 % de la compagnie au cours des 18 derniers mois, a-t-il dit. À leur niveau actuel, nous croyons qu’un investissement dans nos actions représente une excellente valeur. »


Suncor a affiché lundi un bénéfice ajusté de 1,37 milliard, soit 90 ¢ par action. Un an plus tôt, le bénéfice d’exploitation de Suncor avait atteint 1,32 milliard, soit 84 ¢ par action. Le bénéfice net de 1,1 milliard a été touché entre autres choses par une perte de change après impôts de 146 millions et à une charge de 127 millions après impôts liée à la suspension du projet de l’usine de valorisation Voyageur.


La production de Suncor dans les sables bitumineux s’est chiffrée, en moyenne, à 357 800 barils par jour pendant le premier trimestre, une hausse importante par rapport aux 305 700 barils par jour produits pendant la même période l’an dernier.


L’écart de prix entre le brut canadien lourd et le pétrole américain léger de référence continue à empoisonner la vie des producteurs des sables bitumineux. L’incapacité pour les producteurs d’acheminer leur pétrole par oléoduc vers les marchés où ils généreraient les meilleurs revenus est le noeud du problème. M. Demosky a prévenu que cette situation risquait de perdurer pendant encore un moment. Il a ajouté que les compagnies qui produisent et raffinent du pétrole ont un avantage, puisqu’elles disposent d’un produit brut moins dispendieux à transformer dans leurs raffineries.

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