Travailleurs étrangers - Mark Carney lance un appel à la prudence

Le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney (à droite), accompagné du premier sous-gouverneur, Tiff Macklem, alors qu’il se rendait témoigner pour la dernière fois devant le Comité permanent des finances de la Chambre des communes.
Photo: La Presse canadienne (photo) Sean Kilpatrick Le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney (à droite), accompagné du premier sous-gouverneur, Tiff Macklem, alors qu’il se rendait témoigner pour la dernière fois devant le Comité permanent des finances de la Chambre des communes.

Ottawa — Le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, a estimé mardi que le Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) ne devrait pas être utilisé dans le but de faire baisser les salaires ou de pourvoir des postes au sein des professions peu spécialisées.

À l’occasion de sa dernière intervention devant le Comité permanent des finances de la Chambre des communes avant son départ pour Londres, en juin, M. Carney a affirmé que l’objectif visé par le PTET était avant tout de pourvoir temporairement des emplois de travailleur qualifié, le temps que les entreprises puissent former des Canadiens afin de prendre la relève.


Lors d’une allocution d’une durée de deux heures, Carney a abordé de nombreuses questions controversées sur le plan politique, y compris la décision prise par le gouvernement d’augmenter les tarifs sur les importations en provenance de 72 pays, le marché du travail, l’écart entre les prix en vigueur au Canada et aux États-Unis, de même que le controversé PTET. Cette dernière question est devenue une patate chaude pour le fédéral lorsqu’il a été révélé que la Banque Royale avait fait appel à des employés étrangers pour faire le travail qui avait été accompli par quelque 45 Canadiens travaillant pour la banque. Le chef de la direction de RBC, Gordon Nixon, a par la suite présenté des excuses et le gouvernement s’est engagé à réformer le programme afin de s’assurer que des étrangers ne soient pas appelés au pays pour occuper des emplois déjà détenus par des Canadiens.


La pénurie de main-d’oeuvre n’est pas un problème unique au Canada, a reconnu M. Carney. La solution à ce problème est la formation, et non le recours à des travailleurs étrangers sur une base temporaire, a-t-il cependant ajouté.


Mark Carney quittera sous peu son poste de gouverneur de la Banque du Canada pour assumer les mêmes fonctions au sein de la Banque d’Angleterre.