L’argent des Canadiens est en sécurité, selon Mark Carney

Mark Carney, qui se retrouvera dans quelques mois à la tête de la Banque d’Angleterre, affirme que les banques doivent avoir des réserves dans lesquelles elles pourront puiser en cas d’urgence.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Mark Carney, qui se retrouvera dans quelques mois à la tête de la Banque d’Angleterre, affirme que les banques doivent avoir des réserves dans lesquelles elles pourront puiser en cas d’urgence.

Ottawa — Le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, a indiqué jeudi que des politiciens travaillaient à la mise en place d’un régime international de « recapitalisation » pour empêcher l’écroulement des grandes banques, mais il ne peut pas garantir que les dépôts des particuliers seraient protégés.


M. Carney, qui se retrouvera dans quelques mois à la tête de la Banque d’Angleterre, affirme que les banques doivent avoir des réserves dans lesquelles elles pourront puiser en cas d’urgence.


Lors d’un entretien télévisé à Washington, M. Carney a semblé être en désaccord avec l’approche adoptée par Chypre, qui comprenait l’imposition d’une taxe sur les dépôts bancaires, mais il n’a pas voulu donner sa position personnelle, de crainte qu’elle soit mal interprétée. Le gouverneur a cependant fait remarquer que le gouvernement canadien s’était engagé à ne pas prendre d’argent dans les dépôts des particuliers.


M. Carney n’a pas répondu à une question sur l’éventuelle protection des dépôts bancaires non garantis. Au Canada, les dépôts excédant 100 000 $ ne sont pas garantis. Malgré tout, il estime que les Canadiens ne devraient pas s’inquiéter au sujet de leurs épargnes. Selon lui, les institutions canadiennes ont suffisamment de capitaux et de réserves en place, ce qui fait en sorte qu’un prélèvement dans les dépôts des particuliers est difficilement envisageable.


Dans son budget dévoilé le mois dernier, le ministre des Finances Jim Flaherty a indiqué que le gouvernement voulait mettre en place un régime de « recapitalisation interne » pour les banques d’importance systémique, afin de s’assurer que les gouvernements n’aient pas besoin de leur avancer des fonds de sauvetage en cas de difficultés.