Québec débloque 1 milliard pour aider à la vente de la CSeries

En 2009, Québec a octroyé une aide financière remboursable de 117 millions à Bombardier pour le développement de la CSeries.
Photo: Agence France-Presse (photo) En 2009, Québec a octroyé une aide financière remboursable de 117 millions à Bombardier pour le développement de la CSeries.

Le gouvernement de Pauline Marois vient de débloquer une enveloppe de 1 milliard de dollars pour faciliter le financement des acheteurs d’avions CSeries de Bombardier.

Dans un décret daté du 7 mars mais publié mercredi dans la Gazette officielle, on indique que la multinationale montréalaise « a sollicité la participation du gouvernement du Québec au financement des ventes de cet avion ». Le gouvernement note que l’assemblage final des appareils sera effectué au Québec et que la CSeries « présente un intérêt économique important » pour la province.


L’aide prendra la forme de prêts portant intérêts accordés aux acheteurs d’avions CSeries, a précisé Chantal Corbeil, porte-parole d’Investissement Québec, l’organisme gouvernemental qui sera chargé de gérer l’enveloppe de 1 milliard.


Les prêts de Québec représenteront environ 10 % de la valeur des appareils, contre 40 % pour ceux effectués par l’organisme fédéral Exportation et développement Canada (EDC), 20 % pour ceux du gouvernement britannique et 15 % pour ceux du gouvernement chinois. Les 15 % restants devront être couverts par une mise de fonds du client.


Les gouvernements du Royaume-Uni et de la Chine financeront les ventes de CSeries parce que certains des composants de la famille d’avions de 110 à 160 places sont fabriqués dans ces pays.


Les prêts gouvernementaux finançant les ventes de CSeries respectent les accords sur les crédits à l’exportation d’aéronefs civils de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), a insisté Marc Meloche, vice-président à l’ingénierie financière chez Bombardier Avions commerciaux, au cours d’un entretien téléphonique. Les taux d’intérêt des prêts gouvernementaux ne seront donc pas « préférentiels » mais semblables à ceux en vigueur sur les marchés, a soutenu M. Meloche.


Depuis 1996, Québec a consenti des prêts totalisant 2,3 milliards aux acheteurs de jets régionaux CRJ de Bombardier, a indiqué Mme Corbeil. Aucune perte importante n’est à signaler dans ces dossiers jusqu’à maintenant, a-t-elle assuré.


En 2009, Québec a octroyé une aide financière remboursable de 117 millions à Bombardier pour le développement de la CSeries.

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