Libre-échange Canada–UE - Un accord serait à portée de main

Ed Fast, ministre fédéral du Commerce international, souligne que les négociateurs travaillent de jour comme de soir, parfois même la nuit, pour aplanir les dernières difficultés.
Photo: La Presse canadienne (photo) Adrian Wyld Ed Fast, ministre fédéral du Commerce international, souligne que les négociateurs travaillent de jour comme de soir, parfois même la nuit, pour aplanir les dernières difficultés.

Le Canada et l’Union européenne sont « très près » de conclure un accord de libre-échange, a assuré lundi le ministre fédéral du Commerce international, Ed Fast, en refusant toutefois de prédire à quel moment les négociations seront conclues.

De passage à Montréal dans le cadre d’un événement organisé par Manufacturiers et Exportateurs du Québec, M. Fast a confié que les négociateurs de part et d’autre travaillaient « tard en soirée » et parfois même dans la nuit pour résoudre les embûches qui empêchent toujours la conclusion d’une entente.


Il s’agit d’« un très petit nombre de questions » qui figurent cependant parmi « les plus difficiles », a noté le ministre.


On sait que les quotas d’exportation de fromages européens au Canada, l’ouverture des marchés européens du boeuf, du porc et de l’automobile aux produits canadiens et les brevets pharmaceutiques canadiens posaient problème à la table des négociations jusqu’à tout récemment. Les deux parties travaillent à trouver « des solutions créatives » pour régler ces questions, s’est félicité Ed Fast lundi.


Le mois dernier, l’homologue européen de M. Fast, Karel De Gucht, a menacé d’abandonner les négociations si le Canada n’acceptait pas davantage de concessions.


M. Fast a refusé lundi de dire à quel moment aurait lieu la prochaine réunion avec M. De Gucht. Les deux hommes se sont déjà rencontrés à deux reprises et au moins un autre tête-à-tête sera nécessaire pour trancher les derniers points en litige. Le premier ministre Stephen Harper et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, devront également se rencontrer pour sceller une éventuelle entente.


Selon Ed Fast, tant l’UE que le Canada « ont intérêt à conclure ces négociations bientôt ».


Une fois l’entente signée, il restera un passage délicat : la ratification par les 27 pays membres de l’UE et les 10 provinces canadiennes.

1 commentaire
  • André Le Belge - Inscrit 26 mars 2013 12 h 26

    Entente signée = ...

    ... Une autre victoire des néo-libéraux dont leur objectif est clair: la destruction de toutes les sécurités sociales, de toutes les ententes partagées, de tout ce qui a fait des pays occidentaux, des pays humains et vivables pour les petites gens
    Au pays des aveugles, les borgnes sont roi!