Caisse de retraite - Pas de passe-droit à Air Canada, demande l’ATAC

Photo: - Le Devoir

Ottawa – L’Association du transport aérien du Canada (ATAC) demande au gouvernement fédéral de ne pas accorder un répit de 10 ans à Air Canada, aux prises avec un déficit de 4,2 milliards dans sa caisse de retraite à prestations déterminées.


L’ATAC, qui représente de petits transporteurs régionaux, a réclamé du gouvernement qu’il mette en place des « conditions équitables » dans le secteur canadien du transport, au lieu d’accorder un avantage concurrentiel à l’ancienne société de la Couronne.


700 millions par année


Le plus important transporteur aérien au pays a demandé à Ottawa l’autorisation de plafonner ses paiements spéciaux destinés au déficit de son régime de retraite à 150 millions annuellement pour les dix prochaines années. Cela voudrait dire un répit estimé à 700 millions par année durant les cinq prochaines années.


Dans une récente lettre au premier ministre fédéral Stephen Harper, le président de l’ATAC, John McKay, a affirmé que de soutenir exclusivement une société qui a déjà bénéficié d’une « aide appréciable » affecterait négativement et de façon importante l’équilibre et la capacité concurrentielle de l’industrie. L’ATAC propose qu’une solution à court terme soit appliquée en fonction des approbations annuelles établies à l’aide d’outils de mesure financière.


Air Canada, qui a obtenu le soutien de ses employés syndiqués, a refusé de faire quelque commentaire que ce soit au sujet de la prise de position de l’ATAC.


La société aérienne de Montréal est représentée par le Conseil national des lignes aériennes du Canada (CNLA), une association fondée en 2008 afin de faire face aux problèmes des grands transporteurs aériens comme WestJet, Air Transat et Jazz.

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