Les régimes de retraite ont pris du mieux en 2012

Selon les données de RBC Services aux investisseurs, les régimes ont pu comptabiliser l’an dernier de bons rendements sur le marché des actions et dans l’immobilier.
Photo: La Presse canadienne (photo) Pawel Dwulit Selon les données de RBC Services aux investisseurs, les régimes ont pu comptabiliser l’an dernier de bons rendements sur le marché des actions et dans l’immobilier.

Selon les données de RBC Services aux investisseurs, dont l’univers des régimes de retraite totalise 410 milliards de dollars d’actif, les régimes ont pu comptabiliser l’an dernier de bons rendements sur le marché des actions et dans l’immobilier. « Les régimes canadiens à prestations déterminées ont progressé de 2,5 % pendant le trimestre se terminant le 31 décembre 2012, alors que leur progression avait été de 3,2 % au troisième trimestre. Le rendement médian des régimes canadiens à prestations déterminées s’est établi à 9,4 % pour 2012 », peut-on lire dans le communiqué. Ainsi, avec des rendements totaux de près de 10 % l’an dernier, les régimes de retraite ont mieux respiré, quoique ceux à prestations déterminées aient eu à conjuguer avec un rendement obligataire chétif venant alourdir les exigences actuarielles en matière d’engagements.


Par catégorie, les actions canadiennes ont augmenté de 1,7 % au quatrième trimestre et porté le rendement de l’indice S P/TSX à 7,2 % pour l’année. La performance du marché boursier canadien a toutefois été inférieure à celle des actions mondiales. « En dépit des préoccupations entourant la crise européenne, les élections américaines et le ralentissement de la croissance des bénéfices des sociétés, l’indice mondial MSCI a obtenu des rendements, exprimés en dollars canadiens, de 3,7 % pour le trimestre et de 13,3 % pour l’année. Les régimes de retraite canadiens ont devancé l’indice mondial MSCI de 0,8 % au quatrième trimestre et de 1,4 % en 2012 », a noté la filiale de la Banque Royale.


De plus forts gains ont été obtenus dans la catégorie des actifs immobiliers, avec des rendements de plus de 10 % en 2012. Dans les titres à revenu fixe, « les régimes canadiens à prestations déterminées ont obtenu un rendement égal à celui de l’indice obligataire universel DEX au quatrième trimestre, soit 0,3 %, mais ont réussi à le devancer de 0,9 % pour l’année ».


Plus sombre en 2013


Cette performance étant, les gestionnaires s’attendent à de plus faibles rendements en 2013, et à la poursuite des problèmes de provisionnement des régimes à prestations déterminées. Selon les données recueillies par le cabinet Mercer et publiées dans le magazine spécialisé Conseiller, une caisse de retraite type pourrait bénéficier de taux de rendement variant entre 5 % et 6 % en 2013. Mais les perspectives concernant le marché obligataire ne permettent pas aux régimes à prestations déterminées d’espérer un retour à une pleine capitalisation.


Mercer a souligné que, « dans l’ensemble, 2012 a été une bonne année pour la plupart des participants de régimes à cotisation déterminée, mais elle a peut-être été quelque peu décevante pour les répondants de régimes à prestations déterminées qui espéraient un redressement de la situation financière de leurs régimes grâce à de meilleurs rendements obligataires », lit-on dans Conseiller.


Selon les résultats du sondage, les deux tiers des répondants anticipent une stabilité des taux obligataires à court terme en 2013, et la moitié parlent d’une légère hausse des taux obligataires de long terme. Or, « même si de nombreux gestionnaires prévoient une hausse des rendements des obligations à plus long terme, aucun ne croit que la hausse sera suffisante pour ramener à 100 % le taux de capitalisation de la plupart des régimes à prestations déterminées ».

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