Appel à la vigilance du gouverneur de la Banque du Canada

Après le Forum économique de Davos, Mark Carney s’est arrêté à Zurich pour parler au nom du Conseil de stabilité financière.
Photo: La Presse canadienne (photo) Nathan Denette Après le Forum économique de Davos, Mark Carney s’est arrêté à Zurich pour parler au nom du Conseil de stabilité financière.

Zurich – Le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, a lancé lundi un avertissement contre la complaisance en dépit de la diminution des risques à l’échelle mondiale et de l’amélioration de l’état du système bancaire international.

Lors d’une conférence de presse à Zurich, M. Carney, qui prenait la parole à titre de dirigeant du Conseil de stabilité financière, a affirmé que beaucoup demeurait à faire afin de surmonter les excès ayant donné lieu à la récession mondiale de 2008-2009. Les banques centrales ne seront pas en mesure de faire tout le travail, a-t-il indiqué, ajoutant que les gouvernements devaient également agir dans le but d’atteindre stabilité et croissance économique.


La plupart des banques centrales du monde ont abaissé leurs taux d’intérêt à de faibles niveaux jamais vus auparavant dans l’espoir de promouvoir l’activité économique. Même si ces mesures étaient nécessaires, elles représentent un défi pour les investisseurs, a dit M. Carney. La semaine dernière, la Banque du Canada a atténué sa mise en garde au sujet de futures hausses des taux d’intérêt tout en laissant inchangé son taux cible du financement à un jour à un % pour la 19e fois de suite.


Questionné au sujet de la confiance croissante dans les banques reflétée par la hausse de leurs titres boursiers, M. Carney a indiqué que des progrès avaient été réalisés au sein du secteur des finances. Le gouverneur de la banque centrale canadienne a fait remarquer que les banques avaient levé 600 millions, certaines afin de couvrir leurs pertes, mais aussi pour établir des réserves de fonds propres et des liquidités.


M. Carney a néanmoins estimé qu’il était encore trop tôt pour crier victoire, ajoutant n’avoir décelé aucun signe de complaisance parmi les décideurs ayant pris part à la toute récente conférence économique de Davos, en Suisse.