Nortel : une plainte contre des frais professionnels jugés «excessifs»

Photo: La Presse canadienne (photo) Nathan Denette

Les plaignants demandent une enquête sur ces dépenses, qu’ils trouvent «excessives».


Ils soutiennent que le superviseur nommé par la cour dans les procédures de protection des créanciers de Nortel, Ernst Young, n’a pas agi devant les paiements gonflés qui ont réduit les actifs de Nortel et la distribution future de ceux-ci aux créanciers.


Plus de 100 parties intéressées, notamment d’anciens employés, des détenteurs d’actions, des créanciers commerciaux et des gouvernements, sont impliquées dans une bataille judiciaire complexe visant à séparer les actifs restants de Nortel, d’une valeur de près de 9 milliards.


Les efforts de médiation ont connu une fin abrupte jeudi dernier, quand le juge de l’Ontario chargé des procédures a conclu qu’aucune résolution ne semblait possible.

 

755 millions de dollars


Un média a rapporté que la firme avait reçu des factures totalisant 755 millions depuis le début des négociations.


Selon les documents juridiques, le cabinet d’avocats Cleary Gottlieb Steen Hamilton LLP, qui représente Nortel dans le processus de médiation, a exigé 1,25 million de frais en novembre seulement.


À son apogée, Nortel valait près de 300 milliards et employait plus de 90 000 personnes à travers le monde.


Pendant le boom technologique de 1999-2000, la société torontoise était considérée comme l’une des plus importantes au Canada. Ses actions ont alors atteint un sommet de 124,50 $.


Durant les années qui ont suivi, un scandale comptable impliquant des cadres supérieurs de l’entreprise a éclaté et les actions de la société ont plongé. En 2009, Nortel a fait faillite en Amérique du Nord et en Europe, ce qui a entraîné la perte de milliers d’emplois.


Depuis, l’entreprise a vendu ses activités restantes à différents acheteurs pour plus de 7,8 milliards, dans le cadre de l’une des plus grandes ventes d’actifs de l’histoire canadienne.


L’ex-chef de la direction Frank Dunn, l’ex-directeur financier Douglas Beatty et l’ancien contrôleur Michael Gollogly ont été congédiés de Nortel en 2004.


Les trois hommes faisaient face à deux chefs d’accusation chacun pour avoir orchestré un complot afin d’empocher 12,8 millions en primes et titres. Un juge a cependant décidé qu’il n’y avait aucune preuve suffisante pour étayer les accusations contre les dirigeants.

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