Fin du sommet UE-Amérique latine - L’Europe s’intéresse à l’Alliance du Pacifique

La fin du Sommet réunissait 40 chefs d’État et des délégations de 60 pays des deux régions. Au cours de leur Sommet, les deux blocs ont conclu « une nouvelle alliance stratégique » dans une déclaration adoptée à l’unanimité dans laquelle ils s’engagent à éviter le protectionnisme et promouvoir le commerce entre les régions


« Nos discussions ont donné une nouvelle énergie et un nouvel élan à notre partenariat stratégique », s’est félicité lors de la cérémonie de clôture le président du Conseil européen, Herman van Rompuy.


Sur le plan économique, les deux régions se trouvent dans des situations disparates, avec l’Union européenne confrontée à l’une des plus grandes crises de son histoire, et l’Amérique latine traversant une phase prolongée de croissance économique. Cependant, selon le président colombien, Juan Manuel Santos, « la grande conclusion de ce Sommet, c’est que nous voyons l’Europe sortir de la crise avec un avenir meilleur et, dans la mesure où nous sommes partenaires, nous allons tous y gagner ».


L’Europe est le plus gros investisseur en Amérique latine : 43% de l’investissement direct étranger en Amérique latine vient de l’UE (385 milliards d’euros en 2010).


Les pays européens, et plus particulièrement l’Espagne, ont, par ailleurs, montré un vif intérêt à rejoindre l’Alliance du Pacifique, comprenant le Pérou, le Chili, le Mexique et la Colombie, proches politiquement et tous situés sur le versant occidental de l’Amérique latine, offrant ainsi une ouverture vers les marchés asiatiques.


Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a même indiqué dans un entretien au quotidien chilien La Tercera qu’il avait demandé l’adhésion de son pays à cette alliance alors qu’il est pour l’instant membre observateur. « Le Pacifique m’intéresse autant que l’Amérique latine, car, dans le Pacifique, on peut investir. Des gens du Pacifique peuvent [aussi] venir investir dans notre pays. Nous pouvons exporter nos produits vers des pays en croissance » alors que l’Espagne est en pleine récession, a-t-il expliqué.


Pour le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, « la déclaration de Santiago établit la sécurité juridique, qui est importante pour les investisseurs ».

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