Salaires des banquiers - Année «maigre» chez les uns, faste chez les autres

Le p.-d.g. de la banque d’affaires américaine Morgan Stanley, James Gorman, devrait gagner « légèrement moins » au titre de l’année 2012 que pour l’année 2011, qui s’élevait à 10,5 millions de dollars, a indiqué vendredi à l’AFP une source proche du dossier.


En 2011, la rémunération de M. Gorman avait déjà baissé de 17 %.


M. Gorman a touché 800 000 dollars de salaire l’an dernier, comme en 2011, plus une prime en numéraire différée de 2,6 millions ainsi que des stock-options de 2,6 millions de dollars également. Il devrait aussi se voir octroyer une prime de performance de long terme.


Morgan Stanley a accusé une perte en 2012, en partie à cause d’un chiffre d’affaires en baisse mais surtout à cause de la réévaluation du coût de sa dette. L’action a progressé de 22 % en 2012 et continué sa hausse depuis.


Chez JPMorgan Chase, première banque américaine en termes d’actifs, le p.-d.g. Jamie Dimon a vu ses émoluments fortement amincis par l’affaire de la « baleine de Londres », surnom du trader français qui lui a fait perdre 6 milliards de dollars à cause de paris ratés sur des produits dérivés.


Le bonus de M. Dimon a été réduit de 53,5 % pour 2012, à 10 millions de dollars, avait annoncé la banque la semaine dernière dans un avis boursier.


À l’inverse, l’année 2012 a été faste pour le p.-d.g. de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, qui devrait empocher 21 millions de dollars, dont un salaire de 2 millions de dollars, une prime en actions de 13,6 millions de dollars, doublée sur un an, et une prime en numéraire qui pourrait atteindre 5,7 millions de dollars.

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