Un projet de gare intermodale de 100 millions pour Valleyfield

Ce projet de gare intermodale, dévoilé vendredi, représente des investissements de 100 millions pour CSX Transportation, une entreprise américaine de Jacksonville, en Floride.

Pas moins de 600 emplois seront créés durant toute la période de construction qui s'amorcera ce printemps. Environ 300 autres seront développés lors de la mise en exploitation du terminal, qui reliera Salaberry-de-Valleyfield à une vingtaine d'États américains.

Ce terminal aura une capacité de transbordement de 100 000 conteneurs par année pour le transport de marchandises.

Le maire de Salaberry-de-Valleyfield, Denis Lapointe, a précisé que les aménagements de CSX se traduiront par une délocalisation de la voie ferrée qui traverse actuellement les secteurs résidentiel, commercial et institutionnel. Les futures installations feront aussi en sorte de mettre en valeur le potentiel du parc industriel et portuaire de la ville.

«Ce projet permettra le développement d'une zone d'excellence dans le domaine du transport, du transbordement et de la logistique à valeur ajoutée. Nous devenons aujourd'hui un véritable carrefour économique continental intermodal de transport de marchandises», a indiqué le maire Lapointe, qui n'hésite pas à présenter sa ville comme une «porte d'entrée stratégique» du corridor commercial Canada, États-Unis et Mexique.

C'est précisément ce développement portuaire accru qui fait sourciller certains membres de l'administration du Port de Montréal. De Davos où elle participe à une mission économique, la première ministre Pauline Marois n'y voit toutefois aucun problème de concurrence.

«Je ne crois pas que le Port de Montréal doit s'inquiéter. C'est un marché différent. Et parfois, la présence de transporteurs ou d'équipements plus efficaces attire des clients, alors je crois qu'au contraire, cela risque d'augmenter le volume de transfert des marchandises», a commenté Pauline Marois.

De son côté, Michael J. Ward, président et chef de la direction de CSX, estime que l'implantation de son projet favorisera la croissance économique et le développement de nouvelles entreprises.

En marge des retombées économiques, l'argument environnemental a aussi été invoqué, en raison des bénéfices sur le plan du transport. Le détournement d'un important volume de camions qui quitteront les routes pour laisser leur changement poursuivre leur trajet sur rail devrait améliorer le bilan carbone du transport commercial, estime le promoteur.

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