Noël a donné un coup de pouce à l’économie canadienne

Les ventes de Noël ont commencé en novembre et elles ont contribué à fouetter quelque peu l’économie.
Photo: La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot Les ventes de Noël ont commencé en novembre et elles ont contribué à fouetter quelque peu l’économie.

La plus grande surprise a été observée du côté du volume des ventes, lequel a bondi de 0,8 % par rapport au mois précédent. Jumelés aux récentes données signalant une hausse de l’activité des grossistes, ces nouveaux chiffres laissent croire que l’économie a vraisemblablement crû en novembre.


Capital Economics estime que le produit intérieur brut canadien a probablement grimpé d’environ 0,3 % en novembre, ce qui permet d’envisager une croissance économique entre 1,0 et 1,5 % pour le quatrième trimestre.


« L’arrivée du ‘‘ vendredi noir ’’ et du ‘‘ cyber lundi ’’ au Canada, qui marquent traditionnellement l’ouverture de la saison du magasinage des Fêtes aux États-Unis, a stimulé les ventes canadiennes », a observé l’économiste en chef de Capital Economics pour le Canada, David Madani.


Les analystes s’attendaient à des ventes stables en novembre. Avec la révision à la baisse des données du mois d’octobre, les ventes n’affichent qu’une croissance de 1,4 % sur une base annuelle, soit environ le tiers des niveaux de croissance observés aux États-Unis.


Les perspectives d’avenir du secteur laissent entrevoir de faibles ventes de détail, étant donné que les Canadiens ont lourdement emprunté pendant plusieurs années, profitant de la faiblesse des taux d’intérêt pour acheter maisons, automobiles et autres achats d’importance.


La dette des ménages canadiens est à un sommet historique de 165 % du revenu disponible et une nouvelle enquête nationale de l’Institut canadien des comptables agréés laisse croire que les Canadiens commencent à être plus attentifs aux avertissements quant aux taux d’endettement.


La moitié des répondants du sondage disent vivre certaines inquiétudes liées à l’argent et ont cité la réduction de la dette et celle des paiements d’intérêt comme d’importantes priorités. En outre, six personnes interrogées sur dix ont dit prévoir réduire leurs dépenses pour s’ajuster à ce qu’ils peuvent se permettre.


Les gains dans des industries clés


Selon Statistique Canada, des augmentations ont été notées en novembre dans 4 des 11 sous-secteurs, lesquels représentent 32 % du commerce de détail.


Mais l’agence gouvernementale a observé une croissance dans certaines industries clés, notamment une hausse de 1,8 % dans les ventes de véhicules et de pièces automobiles. Les ventes des concessionnaires automobiles ont progressé pour un sixième mois consécutif. Les magasins d’appareils électroniques et ménagers ont réalisé des gains de 8,9 %.


Les ventes des stations-service ont reculé de 2,3 %, mais cela est essentiellement attribuable au recul des prix de l’essence. Les ventes des marchands de matériaux de construction et de matériel et fournitures de jardinage ont diminué de 1,4 %, ce qui constitue un quatrième recul mensuel consécutif.


Même si elle n’était pas forte, la croissance du commerce de détail fait contrepoids aux données décevantes des exportateurs et des fabricants, qui ont retenu la croissance du pays pendant la deuxième moitié de 2012.

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