Ultime feu vert à la taxe Tobin

François Hollande et Angela Merkel ont célébré mardi les 50 ans du traité de l’Élysée, au moment où l’Union européenne avalisait la taxe sur les transactions financières.
Photo: Agence France-Presse (photo) Odd Andersen François Hollande et Angela Merkel ont célébré mardi les 50 ans du traité de l’Élysée, au moment où l’Union européenne avalisait la taxe sur les transactions financières.

« Pour la toute première fois, la taxe sur les transactions financières sera appliquée à l’échelle régionale. Un ensemble de pays représentant les deux tiers du PIB européen vont mettre en place cette taxe, et ainsi répondre aux demandes de longue date de leurs concitoyens », s’est félicité Algirdas Semeta, le commissaire européen en charge de la fiscalité.


La décision a été prise lors de la réunion des ministres des Finances européens mardi à Bruxelles. Il s’agissait de l’ultime feu vert dont avaient besoin les 11 pays pour mettre en place cette taxe, après celui de la Commission européenne en octobre et celui du Parlement européen en novembre.


Il s’agit de la première coopération renforcée entre pays européens dans le domaine de la fiscalité. La France, l’Allemagne, la Belgique, le Portugal, la Slovénie, l’Autriche, la Grèce, l’Italie, l’Espagne, la Slovaquie et l’Estonie en sont les premiers signataires. D’autres, comme les Pays-Bas, pourraient les rejoindre.


À Berlin, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a salué cette décision des 27, estimant que « le secteur financier doit être associé de manière raisonnable aux coûts de la crise financière ».


« Que cela ait pu être atteint lors des 50 ans de la signature du traité de l’Élysée souligne la vitalité de l’amitié franco-allemande », a-t-il ajouté.


« Ce pas décisif n’aurait pu se faire en l’absence du couple franco-allemand » car « les deux pays portent ensemble ce projet depuis plus d’un an », a souligné dans un communiqué une coalition d’ONG françaises et allemandes.


« C’est positif car il y a 11 États de l’UE qui vont mettre en place une taxe qui commence à dessiner ce qu’est le monde post-Lehman Brothers », s’est félicité Benoît Hamon, le ministre français en charge de l’économie solidaire, qui représentait la France mardi à Bruxelles.

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