L’action de Research in Motion grimpe à Toronto; celle d’Apple chute

Toronto — Les actions de Research In Motion ont grimpé dans le cadre de forts volumes de transactions à la Bourse de Toronto, lundi, alors qu’elles ont franchi la barre des 14 $ l’unité pour la première fois depuis le printemps dernier.

Le titre du fabricant des téléphones intelligents BlackBerry a gagné 1,39 $, ou 10,4 %, et clôturé à 14,70 $. Il s’agit de son niveau le plus élevé depuis celui de 14,95 $ atteint au début d’avril de l’an dernier. Près de 15 millions d’actions de RIM ont changé de mains à Toronto, ce qui a fait du titre de l’entreprise l’un des plus actifs de la journée sur le marché.


Cette poussée survient à quelques jours du lancement, le 30 janvier, des nouveaux BlackBerry 10 de RIM, qui sont perçus comme cruciaux pour l’avenir de l’entreprise de Waterloo, en Ontario.


iPhone 5


La hausse du cours des actions de RIM survient également alors que certaines informations laissent entendre que la demande pour l’appareil iPhone 5 d’Apple pourrait être moins importante que prévu. Les actions d’Apple ont perdu 18,55 $US, ou 3,6 %, et terminé la séance de lundi à 501,75 $ US sur le marché Nasdaq, alors que circulaient des informations selon lesquelles le géant californien aurait diminué ses commandes de pièces pour le iPhone 5 en raison de ventes inférieures aux attentes lors du trimestre en cours.


Le Wall Street Journal écrit lundi, en citant des sources proches du dossier, que le groupe à la pomme a réduit ses commandes de composants pour l’iPhone 5, ce qui selon le quotidien montre que la demande est moins forte que prévu. Pour les écrans, les commandes pour le trimestre en cours ont été réduites de moitié par rapport aux prévisions initiales. Les commandes pour d’autres composants ont aussi été revues à la baisse.


Le Wall Street Journal invoque notamment la concurrence du sud-coréen Samsung et des autres fabricants de smartphones opérant avec Android, le système d’exploitation du géant de l’Internet Google. Outre cette « solide concurrence », les analystes de la société d’investissement Raymond James International évoquent aussi une deuxième raison possible à la baisse des commandes d’Apple : celui-ci est peut-être en train de réajuster ses besoins « en anticipant la sortie d’un nouveau modèle d’iPhone qui arriverait en juin », écrivent-ils.

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