Sécurité dans l’aviation civile: 2012, une année exceptionnelle

L’Association internationale des transporteurs aériens place 2012 parmi les années les plus sécuritaires en matière de sécurité aérienne.
Photo: Agence France-Presse (photo) Karen Bleier L’Association internationale des transporteurs aériens place 2012 parmi les années les plus sécuritaires en matière de sécurité aérienne.

L’Association internationale des transporteurs aériens (IATA) place 2012 au rang des années exceptionnelles en matière de sécurité dans l’aviation civile. L’Organisation dénombre 18 % moins de décès liés à un accident d’avion qu’en 2011.

Selon la lecture faite au 30 novembre dernier, les quelque 240 membres de l’IATA, qui représentent 84 % du trafic aérien mondial, ont subi un accident d’avion en 5,3 millions de vols commerciaux l’an dernier. Au total, l’Organisation fait ressortir que 401 personnes sont mortes dans un accident d’avion l’an dernier, contre 490 en 2011. L’IATA, qui compte parmi ses membres les plus grandes compagnies aériennes au monde, parle donc de chiffres exceptionnels, plaçant 2012 parmi les années les plus sécuritaires en matière de sécurité aérienne. En d’autres termes, ces données indiquent qu’il faudrait prendre l’avion tous les jours pendant 14 000 ans avant d’avoir un accident, a illustré l’IATA. De plus, pour ses membres, le taux de perte d’avion de fabrication occidentale a été de 0 par million de vols commerciaux.


Pour l’ensemble de l’industrie, Aviation Safety Network estime pour sa part qu’il y a eu, l’an dernier, 23 accidents d’avions transportant 14 passagers ou plus, faisant 475 morts. Le bilan de 2011 faisait état de 36 accidents entraînant la mort de 524 personnes.

 

Conjoncture favorable


À cette performance en matière de sécurité s’ajoute un contexte économique plus favorable pour les compagnies aériennes, invitant l’IATA à revoir à la hausse ses estimations pour 2012 et ses prévisions pour 2013. En décembre dernier, l’Organisation estimait que ses membres devraient terminer l’année 2012 avec des bénéfices combinés de 6,7 milliards $US. Les prévisions précédentes, dévoilées en octobre, tablaient sur des profits cumulés de 4,1 milliards. Cette amélioration traduit une hausse plus forte que prévu du trafic passager, soit 5,3 %, et une amélioration de 3 % des rendements par passager. Ce faisant, malgré un prix du pétrole oscillant autour de 109 $US le baril et un ralentissement de la croissance économique mondiale, autour de 2 %, la rentabilité et les flux monétaires des transporteurs sont revenus à leur niveau de 2006, alors que le pétrole touchait les 45 $US le baril et que la progression du PIB mondial avoisinait les 4 %. L’IATA y voit l’impact d’une amélioration de l’efficacité opérationnelle, d‘un resserrement de la structure de coûts des transporteurs et d’une restructuration de l’industrie permettant une meilleure gestion de la capacité offerte. Cela dit, l’Organisation souligne que la santé financière des transporteurs demeure faible, les bénéfices prévus en 2012 étant inférieurs à ceux de 8,8 milliards comptabilisés en 2011. Et leur marge bénéficiaire nette atteint tout juste 1 %, alors qu’elle devrait atteindre les 7 ou 8 % pour couvrir le coût en capital dans l’industrie.


Pour 2013, l’IATA prévoit désormais un bénéfice cumulé de 8,4 milliards pour l’ensemble de ses membres, en hausse par rapport à la cible de 7,5 milliards retenue en octobre. La marge bénéficiaire nette devrait se chiffrer à 1,3 % cette année.

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