L’optimisme modéré du ministre grec des Finances

L’année 2013 sera « dure » mais « meilleure », a estimé mercredi le ministre grec des Finances, Yannis Stournaras, en soulignant que l’économie de la Grèce était en train « de s’améliorer ».

« L’an 2013 a toutes les données pour aller mieux qu’en l’an 2012 » mais « je suis le premier à déclarer que ce sera une année dure », a déclaré M. Stournaras lors d’un entretien accordé à la radio Alpha. Le ministre s’est dit « optimiste » mais « réservé » car « en 2013, il faut prouver qu’on peut échapper au gouffre et survivre. Nous avons tous les éléments pour y échapper et j’espère que le système politique va faire preuve de bon sens pour qu’on réussisse nos principaux objectifs », a-t-il ajouté.


M. Stournaras a dit que les indices économiques prouvaient que l’ajustement de l’économie « s’améliorait en ce qui concerne la balance des comptes courants, les exportations, les importations ou la compétitivité ». Il a toutefois reconnu que « ces éléments, purement techniques, n’étaient pas suffisants pour dire aux gens qu’on allait bien ».


« Les gens voient encore la récession et le chômage et, pour leur bien-être, il faut que les chiffres soient bons », a insisté le ministre. Après avoir bénéficié en décembre d’une nouvelle tranche de prêts UE-FMI, la Grèce doit oeuvrer pour respecter les objectifs budgétaires dictés par ses créanciers, à savoir la réduction de son déficit public et l’application des réformes structurelles.


M. Stournaras a espéré qu’à la fin de l’an 2013, la Grèce passerait à un taux de croissance plus élevé mais souligné que cela ne serait pas suffisant « pour transformer l’ensemble de 2013 en une année de croissance ».


Le pays prévoit dans son budget de rigueur 2013 une sixième année consécutive de récession, avec un PIB en recul de 4, 5 %, après une chute de 6,5 % attendue pour 2012.

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