RIM fait mieux que prévu par les analystes

Thorsten Heins, chef de la direction de RIM
Photo: Agence France-Presse (photo) Justin Sullivan Thorsten Heins, chef de la direction de RIM

Research in Motion a surpassé les attentes des analystes en affichant un bénéfice net au troisième trimestre, sur des ventes en chute libre. À un mois du lancement attendu de son BlackBerry 10, RIM conserve toujours l’appui des investisseurs.


Après avoir touché un bas à 6,10 $ en septembre, l’action de RIM a clôturé hier à 13,95 $, en hausse de 3,4 % par rapport à son cours à la fermeture de la séance de mercredi et de près de 130 % depuis son creux, sous l’impulsion d’analystes reprenant confiance en l’entreprise de Waterloo. Jeudi, dans les transactions d’après-séance, l’action avançait d’un autre 9 % pour s’échanger autour de 15,20 $ en réaction aux résultats annoncés par RIM après la fermeture des marchés officiels.


RIM a dégagé un bénéfice net de 9 millions, ou de 2 ¢ l’action, au cours de son troisième trimestre clos le 1er décembre. Sur une base ajustée, sa perte atteint 114 millions, ou 22 ¢ par action, sur des revenus de 2,7 milliards. Les analystes anticipaient une perte de 32 ¢ par action et des revenus de 2,6 milliards.


L’an dernier, le troisième trimestre s’est soldé par un bénéfice de 265 millions sur des revenus de 5,2 milliards. Depuis, RIM, distancée par Apple et Samsung sur le marché des téléphones intelligents et des tablettes, s’est engagée dans un programme de compressions, visant notamment la suppression de près du tiers de ses effectifs et une réduction des dépenses d’exploitation de 1 milliard.


Au troisième trimestre de 2012, RIM a vu sa part du marché nord-américain tomber à 4 %. Elle a vendu 6,9 millions de téléphones et 255 000 tablettes. Sa base d’abonnés est tombée à 79 millions, contre 80 millions au deuxième trimestre.


RIM se prépare au lancement de son BlackBerry10. Maintes fois reporté, ce lancement est désormais fixé au 30 janvier. L’entreprise avertit que les ventes de ses produits existants pourraient en être affectées au quatrième trimestre. D’importantes dépenses en marketing sont également prévues, ce qui devrait faire de ce quatrième trimestre une période déficitaire.