Amtrak abandonne les trains Acela de Bombardier

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	Amtrak doit remplacer ses trains Acela Express.</div>
Photo: Agence France-Presse (photo) Doug Kanter
Amtrak doit remplacer ses trains Acela Express.
Bombardier s’est dite déçue vendredi qu’Amtrak renonce à acheter ses trains Acela pour le corridor du nord-est des États-Unis, la compagnie ferroviaire ayant décidé de devancer son plan d’achat pour des trains à haute vitesse plus rapides et modernes.

Amtrak a indiqué qu’elle lancerait au début de l’année prochaine le processus de remplacement de ses 20 trains Acela Express et ajouterait deux voitures pour augmenter la capacité de son service connectant Washington, D.C. et Boston. Elle prévoyait initialement d’ajouter 40 voitures Acela à sa flotte existante.

Le président et chef de la direction d’Amtrak, Joe Boardman, a dit que de passer directement aux nouveaux trains à haute vitesse était la meilleure option pour améliorer les services de la compagnie et de réduire ses coûts d’exploitation. L’ajout de 40 voitures précédemment annoncé n’aurait été qu’un plan temporaire, a-t-il précisé devant un comité du Congrès à Washington. Non seulement le fait d’ajouter des voitures posait-il des défis techniques, mais l’option a été jugée non rentable et insuffisante pour répondre aux projections d’achalandage, a fait valoir M. Boardman.

Bombardier et Alstom ont formé un partenariat en 1996 pour fournir les trains Acela originaux mais Bombardier menait des discussions pour produire des trains plus modernes à son usine de Plattsburgh, dans l’État de New York.

Une porte-parole de Bombardier, Maryanne Roberts, a indiqué que l’entreprise n’était pas entièrement surprise par la décision puisque les Acela n’étaient qu’une des nombreuses pistes étudiées. Bombardier serait intéressée à fournir des trains à être utilisés dans l’intérim s’ils sont requis. L’entreprise voudrait également participer à un appel d’offres pour des trains à haute vitesse pouvant aller jusqu’à 354 kilomètres à l’heure, a indiqué la porte-parole. Les trains Acela peuvent rouler jusqu’à 265 km/h, mais voyagent à des vitesses beaucoup moins rapides en moyenne et atteignent seulement 241 km/h sur quelques kilomètres au Rhode Island à cause de problèmes d’infrastructure avec les rails.

Amtrak s’attend à ce qu’un partenariat public-privé joue un rôle important dans la mise à niveau du système à cause de la possibilité qu’il génère plus de 1 milliard $US en bénéfices d’exploitation et transporte quelque 40 millions de passagers annuellement une fois que son exploitation tournera à plein régime. M. Broadman a soutenu que l’expérience internationale indiquait que le secteur privé est seulement intéressé à participer à de tels projets de trains à haute vitesse une fois que le secteur public leur consacrait des fonds importants.

Amtrak a transporté un record de 31,2 passagers lors de l’exercice financier 2012, dont 11,4 dans le corridor du nord-est. La compagnie tente de se positionner comme une alternative aux lignes aériennes, particulièrement auprès des voyageurs d’affaires. Elle transporte plus de voyageurs entre New York et Boston que le font toutes les compagnies aériennes ensemble.
1 commentaire
  • Simon Chamberland - Inscrit 16 décembre 2012 09 h 38

    Opportunité pour le Canada ?

    L'Acela pourrait être une belle option pour le Canada. Ce système peut rouler à 240 km/h. Le pays n'aurait pas besoin d'un rail d'aussi grande qualité que le demande un véritable TGV. C'est fabriqué en Amérique du Nord et on pourrait en faire au Québec. Même si nous n'electrifions pas tous les rails, nous pourrions nous servir de cette technologie pour faire développer le Jet Train de Bombardier.

    Ça coûterait, sur 30 ans, moins cher que l'achat de F-35, tout en nous amenant vers une plus grande indépendance du pétrole.

    L'Acela fonctionne, est prouvé et les coûts sont connus.