APGQ: Les entreprises souhaitent envoyer «un message de patience et de persistance», selon Lucien Bouchard

Lucien Bouchard a rappelé que les prix du gaz naturel sont très bas à l’heure actuelle sur les marchés, notamment en raison de la production croissante de gaz de schiste aux États-Unis.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Lucien Bouchard a rappelé que les prix du gaz naturel sont très bas à l’heure actuelle sur les marchés, notamment en raison de la production croissante de gaz de schiste aux États-Unis.

Le président de l’Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ), Lucien Bouchard, a dit lundi matin que les entreprises actives dans la recherche d'énergie fossile souhaitent envoyer «un message de patience et de persistance», dans un contexte où le nouveau gouvernement péquiste a émis de sérieuses réserves par rapport à l’exploitation éventuelle du gaz de schiste et du pétrole au Québec. La ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, doit d’ailleurs s’adresser aux membres de l’Association en fin de journée.

En ouverture de la quatrième assemblée annuelle de l’APGQ, à Montréal, M. Bouchard a admis que «la patience est mise à contribution». Il a ainsi rappelé que les prix du gaz naturel sont très bas à l’heure actuelle sur les marchés, notamment en raison de la production croissante de gaz de schiste aux États-Unis.

Mais le président du lobby pétrolier et gazier a surtout fait référence à des propos tenus par la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, en septembre. Quelques heures à peine après sa nomination, cette dernière a soutenu que l’exploitation du gaz de schiste ne pourrait jamais se faire sans risques pour l’environnement. «Je ne vois pas le jour où il y aura des technologies qui permettront une exploitation sécuritaire [des gaz de schiste]», a-t-elle dit. Elle a aussi formulé des réserves quant aux travaux du comité qui mène actuellement l’Évaluation environnementale stratégique (EES) des hydrocarbures au Québec. «Nous avons dénoncé le comité de l'Évaluation environnementale stratégique, où il y a des gens qui sont directement en conflit d'intérêts. Comment vous voulez avoir la confiance de la population quand il y a des gens directement intéressés?»

Par la voie d’un communiqué de presse, Lucien Bouchard avait par la suite dénoncé l’«interdit inconditionnel et a priori» formulé par la ministre. «Le gouvernement a-t-il déjà conclu, à l’instar de la ministre, d’imposer de toute façon un moratoire à l’exploration et à l’exploitation du gaz naturel de schiste, peu importent les résultats des études en cours ou à venir?», avait-il ajouté. La première ministre Pauline Marois avait alors dû réitérer que son gouvernement entendait attendre d’avoir en main le rapport de l’EES avant de statuer sur la suite du dossier.

Lundi matin, M. Bouchard a toutefois tendu la main à Mme Ouellet en soulignant que c’est lui qui a demandé à la ministre de venir s’adresser aux membres de l’APGQ. «Ayant été en politique moi-même, je trouve que c’est la chose à faire. On peut être en accord ou en désaccord avec un milieu ou une industrie, mais je crois que c’est un geste démocratique et de courage de venir s’adresser aux gens pour leur dire comment on voit les choses», a-t-il fait valoir. «Ce sera peut-être l’occasion d’engager un dialogue plus rationnel et plus nourrit», a ajouté l’ancien premier ministre du Québec.

Le regroupement n’entend pas lancer l’éponge, peu importe le message envoyé par les péquistes. «Les nouveaux gouvernements ne changent pas la réalité. Et la réalité, au Québec, c’est que nous avons d’immenses ressources naturelles, qu’il s’agisse du patrimoine minier, du patrimoine pétrolier ou gazier. Et il est inévitable, en cours de route, qu’on va devoir mettre à profit ce potentiel de richesse et de développement économique dont le Québec a tellement besoin.»

Le discours du gouvernement du Parti québécois contraste avec celui du gouvernement libéral de Jean Charest, qui n’a jamais caché son préjugé favorable envers l’exploitation des hydrocarbures québécois. En septembre 2009, l’ancienne ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Nathalie Normandeau, avait même dit vouloir travailler pour faciliter la vie aux joueurs du secteur pétrolier et gazier dans le cadre d’un discours prononcé à la tribune de l’APGQ. «On va vous permettre de déployer vos ailes et, dans ce sens, on souhaite une loi qui nous permette d'être plus efficaces», avait-elle dit. Avant que le débat public sur le gaz de schiste n’éclate, les libéraux préparaient une loi sur les hydrocarbures qui devait être présentée au cours de l’automne 2010. On prévoyait alors que les premiers puits de gaz de schiste seraient exploités avant la fin de 2010.

Non aux «énergies sales»

Les différentes conférences organisées lundi et mardi par l’APGQ font une large place aux questions liées au potentiel de développement de l’industrie pétrolière et gazière au Québec, notamment en ce qui a trait aux débouchés pour les énergies fossiles. S’il est moins question de gaz de schiste qu’au cours des dernières années, en revanche, le potentiel pétrolier de l’île d’Anticosti est plus que jamais présent dans les discours des entreprises actives sur la plus grande île de la province. Junex et Pétrolia ont mené de nouveaux travaux d’exploration l’été dernier sur ce territoire qui pourrait receler plus de 40 milliards de barils de pétrole. L’assemblée annuelle accueille aussi des conférenciers qui traitent des moyens à prendre pour faire en sorte que les projets d’exploitation puissent se développer dans un contexte d’acceptabilité sociale.

Tandis que l’APGQ se réunissait dans un hôtel du centre-ville, quelques dizaines de personnes provenant de différents groupes écologistes sont venues signifier, dehors, leur rejet de l’exploitation des énergies «sales» au Québec. Tous ont plaidé pour une réduction de notre dépendance aux hydrocarbures. «La consommation de pétrole coûte 14 milliards $ par année au Québec et ce chiffre ne cesse d’augmenter », a rappelé Karel Mayrand, directeur pour le Québec de la Fondation David Suzuki. « Chaque dollar épargné sur notre consommation de pétrole peut servir à créer de la richesse ailleurs dans notre économie au bénéfice des Québécoises et des Québécois.» Plus de 40 % du bilan énergétique du Québec est le fait d’énergies fossiles, essentiellement du pétrole.

Le porte-parole d’Équiterre, Steven Guilbeault, a quant à lui affirmé qu’une éventuelle production pétrolière ne pourrait se concrétiser avant plusieurs années, ce qui laisse le temps au Québec pour développer des stratégies de réduction de l’utilisation d’or noir. Les efforts les plus substantiels devront être faits dans le secteur du transport.

 
19 commentaires
  • Georges Washington - Inscrit 22 octobre 2012 13 h 08

    Des gens intéressés

    «Comment vous voulez avoir la confiance de la population quand il y a des gens directement intéressés?» - Martine Ouellet -

    Comme si les gens que nomme présentement Daniel Breton au BAPE et qu'il incorpore à son cabinet n'étaient pas des gens intéressés. Comme si ceux qui veulent tenir en échec toute exploitation de quelque ressource que ce soit n'étaient pas des gens intéressés. Comme si le lobby éolien n'était pas intéressé.

    Est-ce que l'on peut cesser de nous prendre pour des valises?

    Il va de soit que les dossiers où les intervenants s'affrontent sont des dossiers où les intervenants, d'une manière ou d'une autre sont intéressés.

    Et la population du Québec elle? Son intérêt à elle? Il n'est véhiculé que par l'extrémisme d'un Daniel Breton et les positions radicales de la ministre des ressources naturelles? Doit-on rappeler que presque 70% des Québécois n'ont pas voté pour ceux qui détiennent le pouvoir? Et qu'en conséquence, ils auraient tort de voir ce mandat comme un chèque en blanc ou le désir de voir s'instaurer un certain autoritarisme dans les décisions politiques.

    • Djosef Bouteu - Inscrit 22 octobre 2012 14 h 35

      Doit-on aussi rappeller que presque 70% de la population ne veut pas des sales gaz de schiste au Québec?

      À bon entendeur.

    • Lise Thibault - Inscrite 22 octobre 2012 14 h 40

      Tout le monde est "intéressé", M. Savard. Vous semblez apprécier ceux qui sont intéressés à leur portefeuille, pour ma part, je préfèrre ceux qui " s'intéressent" ou agissent en fonction du bien commun.

    • Adam Ross - Inscrit 22 octobre 2012 14 h 53

      Avez-vous lu le récent sondage du taux d'insatisfaction du gouvernement du Québec ? 56% des gens affirmaient être insatisfait du gouvernement actuel. (Charest avait un taux d'instisfaction de 72% environ d'ailleurs)

      Si on prend votre donnée comme quoi 70% des Québécois n'ont pas voté pour elle (PLQ et CAQ principalement), on devrait obtenir un taux d'insatisfaction de +-70% envers le PQ.

      C'est donc dire que plusieurs libéraux et caquistes sont satisfaits du gouvernement du PQ.

      Le PQ sait qu'il est minoritaire et a dû modifier ou abandonner certaines positions. C'est un gouvernement à l'écoute de la population et des partis d'opposition et veut éviter de retomber en élection qui viderait encore le portefeuille québécois.

      Bonne gouvernance de Marois, qui rétablit enfin la crédibilité du Québec.

    • Claude Smith - Abonné 22 octobre 2012 14 h 57

      Ce n'est pas parce que 70% des québécois n'ont pas voté pour le parti québécois que 70% sont en faveur de l'exploitation des gaz de shiste.

      Claude Smith

    • Odette Larin - Inscrit 22 octobre 2012 20 h 08

      L'intérêt des québécois

      Qui peut le mieux, selon vous M. Savard, préserver l'intérêt des québécois en matière de ressources naturelles? Une Nathalie Normandeau ébranlée et démissionnaire, un Clément Gignac défait le 4 septembre ou une Martine Ouellet qui se tient debout face à une industrie tellement 'désintéressée' qui ne veut que s'en mettre plein les poches vite, vite, vite, une Martine Ouellet qui agit en accord avec l'opinion publique qui n'en veut tout simplement pas du gaz et du pétrole de schiste avec sa fracturation hydraulique.

      Quant à 'l'extrémisme' de Daniel Breton, je crois personnellement que ses prises de position 'extrémistes' valent pas mal mieux que les prises de position diluées d'un Pierre Arcand qui semblait tellement souvent dépassé et déconnecté des réalités de son ministère. D'un ministre de l'Environnement qui ne mordait pas et n'intervenait pas, allons-nous enfin passer à un ministre de l'Environnement dont la priorité sera de protéger l'environnement au Québec par tous les moyens possibles mis à sa disposition et même d'en créer si ces moyens ne sont pas disponibles. Trop de saletés ont été faites au Québec avec l'accord des politiciens qui détournaient le regard pour faire semblant de ne pas voir. Il est plus que temps que ça cesse.

    • Georges Washington - Inscrit 22 octobre 2012 20 h 58

      Mme Thibault,

      le bien commun, tiens donc, il a aussi la forme d'un porte-feuille collectif. Ce n'est pas une abstraction le bien commun.

      MM. Smith et Ross,

      je ne suis pas à faire un découpage des voix sur la base de n'importe quoi. L'argument demeure que ce gouvernement est minoritaire et que s'il est minoritaire c'est que les citoyens s'attendent à ce qu'il se comporte comme tel et négocie avec les autres partis et arrive à des consensus. C'est ça le mandat d'un gouvernement minoritaire. Autrement, nous aurions élu un gouvernement majoritaire.

      Maintenant, le 44% de satisfaction d'un gouvernement tout juste après son élection, c'est plutôt faible. Normalement, il y a une période de satisfaction élevée après les élections pour au moins quelques mois. Cette fois-ci, cet effet est totalement absent. Libre à vous d'interpréter ça comme une bonne nouvelle.

      Le traitement que ce gouvernement a réservé à l'industrie du gaz de schiste est simplement inacceptable. Et je ne suis même pas en faveur de l'exploitation du gaz de schiste et encore moins du pétrole d'Anticosti. Là n'est même pas la question. Tout est dans la façon et les signaux que ce gouvernement a envoyé, pas seulement à l'industrie du gaz de schiste, mais à toutes les industries. La façon cavalière de la ministre des ressources naturelles de se comporter et ne parlons pas du comportement de Breton. C'est juste inacceptable. On ne peut penser baffouer et mépriser les démarches, les efforts et les investissements des entreprises indéfiniement sans en payer un jour le prix.

    • Georges Washington - Inscrit 22 octobre 2012 20 h 59

      (suite)
      Que penseriez-vous si vous vous entrepreniez une démarche pour vous conformer à des exigences gouvernementales, que vous investissiez de l'argent et du temps, en toute bonne foi, et que du jour au lendemain le gouvernement vous impose une fin de non recevoir complète, sans égard à la démarche entreprise et en sabotant complètement la démarche déjà entreprise pour vous renvoyer devant un organisme dont ce n'est pas le mandat, mais qu'en plus on y change soudainement la tête dirigeante pour en faire un pantin à la main du ministre de l'environnement? Il y a de quoi écoeurer pas mal d'entrepreneurs dans cette façon de faire.

  • Jacques Morissette - Inscrit 22 octobre 2012 13 h 21

    Jusqu'à quel point un avocat sait de quoi il parle concernant l'exploitation du gaz de schiste.

    Sur le plan scientifique, j'ai bien l'impression que la Ministre des Ressources naturelles en sait plus concernant l'exploitation du gaz des chiste que lM. e président de l’Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ), Lucien Bouchard.

    Même si les gens des entreprises du gaz de schiste l'ont informé de ces techniques, je ne suis pas certain que Lucien Bouchard comprend vraiment de quoi il s'agit, technoilogiquement parlant.
    C'est la question que je poserais à Lucien Bouchard si j'étais un journaliste en la matière.

    • Robert Ouellet - Inscrit 22 octobre 2012 18 h 56

      En entrevue à Bazzo.tv, Mme Ouellet a résumé ses recherches à une présentation de Marc Durand, militant anti-gaz de schiste reconnu, et à un voyage organisé en Pensylvanie organisé encore une fois par des opposants... Scientifiquement celà ne fait pas sérieux... Peu importe le sujet, je m'attends à ce que les élus qui me représentent fassent le tour de la question. Aillent voir les différents intervenants, les pours, les contres,... Aillent voir ou celà fonctionne, ou celà fonctionne pas,... Comprendre le tout, voir s'il est possible de procéder de manière sécuritaire... Manifestement rien de tout celà n'a été fait...

      Pour avoir des réponses à toutes ses questions je m'attends à beaucoup de l'EES, sinon de l'EPA américaine qui dépense des sommes colossales sur le même sujet...

    • Djosef Bouteu - Inscrit 22 octobre 2012 21 h 11

      @Robert Ouellet : On les a depuis longtemps les réponses. Que le lobby du gaz de schiste nie la réalité n'y change rien.

      Les études européennes et québécoises sont très claires. Fuites de gaz tellement importantes qu'au final, autant de GES qu'avec le charbon sont libérés.

      Les liquides de fracturation, un mélange toxique à l'extrême, s'infiltre dans la nappe phréatique à cause des fractures, poussé par le gaz qui contamine l'eau lui aussi.

      Scientifiquement, ce sont les Luciens Bouchards et compagnies qui ne font pas sérieux. En quoi financer une rénovation d'église dans un village protège la nappe phréatique? En rien. C'est de la diversion.

    • Georges Washington - Inscrit 23 octobre 2012 13 h 42

      Comme le dit Robert Ouellet, la démarche de la ministre ne fait vraiment pas sérieux. Et ce qui se passe au ministère de l'environnement non plus.

      Quant à M. Bouteu, j'imagine que vos études sont aussi sérieuses que celles présentant les dangers cancérigènes des régimes de bananes radioactifs dans les épiceries?

      A priori, je suis contre l'exploitation des gaz de schistes dans les conditions dont les média ont fait état. Maintenant, là n'est pas la question. Est-ce que l'industrie peut se conformer à des conditions acceptables et satisfaisantes? Et la possibilité qu'elle puisse le faire ne doit pas être balayé cavalièrement du dos de la main comme l'ont fait les ministres Ouellet et Breton. C'est aussi de l'économie du Québec qu'il est question. Il doit y avoir un équilibre. Le risque zéro n'existe pas et s'il fallait écouter tous ceux qui ont peur de leur ombre, il n'y aurait aucun projet possible au Québec et l'économie s'effondrerait du jour au lendemain. Cette responsabilité économique, ce gouvernement doit aussi l'assumer et pas seulement s'arranger pour plaire à une bande de contestataires, dont certains qui ne savent même pas de quoi ils parlent et s'érigent en spécialistes.

      Citation de la loi de Putt: «La technologie est dominée par ceux qui comprennent ce qu'ils ne gèrent pas. Et elle est gérée par ceux qui ne la comprennent pas.»

      La ministre des ressources naturelles et le ministre de l'environnement devraient mettre cette loi en gros caractères dans leur propre bureau. Cela les inciteraient peut-être à être plus prudents dans leurs affirmations.

    • Djosef Bouteu - Inscrit 23 octobre 2012 22 h 19

      Il est impossible d'avoir une discussion sérieuse avec des gens en plein déni de la réalité.

  • Djosef Bouteu - Inscrit 22 octobre 2012 14 h 33

    Les prix seraient bas.

    Peut-être que les prix sont bas, mais les coûts du gaz de schiste sont exorbitant.

    Pollution à long terme de la nappe phréatique,

    Eaux de fracturation intraitable avec les infrastructures actuelles,

    Émissions massives de méthane, un gaz à effet de serre, qui fuit directement au point du puit et partout autour dans un large rayon à cause des infiltrations de methane libéré par la fracturation,
    etc, etc...

    Tout ça en plein dans la vallée du Saint-Laurent, là où se concentre la population du Québec. C'est aussi un ecosystème déjà passablement malmené.

    Les coûts sont tout simplement injustifiables.

    • Claude Bonneau - Inscrit 23 octobre 2012 19 h 54

      Des exemples documentés de vos affirmations qui, ma foi, me semble davantage des propos militantistes... Si l'exploitation des gaz de shale était si dangereuse, elle ne serait pas autorisé dans les états voisins du Quebec qui presentent des similitudes au niveau geologique et geographique....

    • Djosef Bouteu - Inscrit 23 octobre 2012 22 h 20

      Prenez la peine de lire les résultats des études sérieuses faites sur le sujet au lieu de vous fier à la réthorique «militantiste» de Lucien Bouchard.

  • Claude Bonneau - Inscrit 23 octobre 2012 19 h 41

    Kyoto

    Le gouverneur du Colorado soulignait dans une presentation au 4th Annual North America Leadership Forum que les USA sans avoir signe Kyoto etait en voie d'atteindre le -20% grace a la migration des centrales au charbon/mazout au gaz de shale...

    Les agences gouvernemantales migrent leurs flottes du petrole au gaz liquefie.

    Des dizaines de milliers de puits de gax au USA... Quelques cas mediatisés de gaz dans l'eau tres contestable (dans plusieurs cas il s'agissait de biogaz provenant de la decomposition de matiere organique a faible profondeur)

    Il faut chercher d'ou vient le financement de cette opposition et quel interet il protege! Une piste.. L'eolien, le petrole sale de l'ouest que Harper nous vante a coup de publicité, etc...

    • Djosef Bouteu - Inscrit 23 octobre 2012 22 h 40

      C'est sur que si vous vous mettes à inventer vos propres «faits», vous pouvez dire n'importe quoi.

      En voici, des faits vérifiables :
      «L'étude en question, signée par Robert Jackson de l'Université Duke, de la Caroline du Nord, a découvert des traces de méthane provenant de la fracturation hydraulique dans 51 des 60 puits d'eau potable analysés, soit dans 85 % des cas analysés.

      Selon l'étude, les concentrations de méthane étaient 17 fois plus élevées (19 mg de CH4) dans les puits situés à proximité de puits actifs que dans les régions sans opérations du genre. Les concentrations à proximité des puits en activité se situaient entre 10 et 28 mg de méthane. La valeur maximale observée atteignait 68 mg de CH4, ce qui était si élevé, note l'étude qu'elle posait un risque d'explosion. »

      http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-s

      Maintenant que la contamination généralisée est démontrée, cesser de prétendre qu'elle n'existe pas.

      J'ai lu la très comique répartie «mais la structure géologique du Québec est différente, ça ne fuira pas», c'est complètement faux puis-ce que plus de la moitié des puits fracturés au Québec fuient déjà.

      http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2011/0

      (En passant, chapeau à l'industrie et aux libéraux de mentir en disant qu'un puits est «fermé» quand en fait il fuit encore. Mais c'est bien prévisible, il leur est impossible d'empêcher les fuites.)

      Aussi, c'est bien beau réduire les émissions de CO2, mais si les fuites de méthane font un bond spectaculaire, le bilan en GES n'est pas beau du tout. Le méthane est 20 fois plus efficace comme GES que le CO2. Il a une durée de vie plus courte, mais comme il se dégrade en... CO2, ses effets ne se limitent pas à 20 ans.

      http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-s

      C'est cause des me

    • Claude Bonneau - Inscrit 27 octobre 2012 11 h 49

      Vous faites reference au une etude qui a ete contestee par la meme universite quelques mois plus tard... Tel que vous le suggerer il faut lire et se documenter avant de ce prononcer... Je suis geologue et il est normal que certaines formations geologique libereent naturellement du methane.....au meme titre qué les vaches.....


      PITTSBURGH (AP) — New research on Marcellus Shale gas drilling in Pennsylvania may only add fuel to the debate over whether the industry poses long-term threats to drinking water.

      A paper published on Monday by Duke University researchers found that gas drilling in northeastern Pennsylvania did not contaminate nearby drinking water wells with salty water, which is a byproduct of the drilling.

      "These results reinforce our earlier work showing no evidence of brine contamination from shale gas exploration," said Robert Jackson, director of Duke's Center on Global Change and a co-author of the paper, which appeared online in the Proceedings of the National Academy of Sciences. The team evaluated 426 samples from groundwater aquifers in six counties.

      The findings are noteworthy because last year the same Duke team found evidence that methane from gas wells had contaminated drinking water in Pennsylvania. That prompted harsh criticism from the top official at the state Department of Environmental Protection, who accused the researchers of bias and shoddy science.

      Department of Environmental Protection spokesman Kevin Sunday said the agency was still reviewing the new study, but an industry group welcomed the results.

      "This research demonstrates that freshwater aquifers in northeastern Pennsylvania have not been impacted by natural gas development activities," said Kathryn Klaber, president of the Marcellus Shale Coalition.

      The Marcellus Shale is a gas-rich rock formation thousands of feet under large parts of Pennsylvania, New York, Ohio and West Virginia. Over the past five years, advances in drilling technology made the gas accessible, l