Les TCA jugent les ententes profitables pour les travailleurs

Le syndicat des Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA) affirme que les nouvelles conventions collectives négociées avec les trois grands constructeurs automobiles américains protégeront les travailleurs en améliorant la capacité concurrentielle des installations canadiennes de fabrication.

Le président des TCA, Ken Lewenza, a indiqué jeudi que les ententes de principe conclues avec Ford, General Motors et Chrysler placeraient les usines canadiennes des trois géants en meilleure position pour résister à des pressions comme la valeur élevée du dollar canadien. Les accords permettent aux constructeurs d’embaucher de nouveaux employés à salaire et taux de prestations moins élevés pendant une période de 10 ans, tout en maintenant à leurs niveaux les salaires horaires des employés actuels pendant les quatre années des conventions.


Les nouveaux travailleurs des usines de Ford, GM et Chrysler au Canada commenceront leur carrière à un salaire de 20 $ l’heure, en baisse par rapport au salaire de départ de 24 $ l’heure précédemment en vigueur, et il leur faudra 10 ans pour atteindre le sommet de l’échelle, à 34 $ l’heure, contre six ans auparavant. Ces nouveaux employés disposeront aussi d’un régime de pensions hybride, plutôt que d’un régime à prestations déterminées comme les travailleurs actuels.


Certains observateurs estiment que le syndicat a gagné sa bataille face aux constructeurs américains, mais qu’il a perdu la guerre en refusant d’accepter des clauses qui auraient encouragé des investissements à long terme dans l’industrie canadienne de l’automobile.

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