Le casse-tête financier se complique encore

La première ministre Pauline Marois a pris rapidement des décisions ayant des incidences budgétaires importantes. Elle savait déjà que le gouvernement précédent lui laissait un trou de 800 millions, mais, lundi, les nouvelles données sur la croissance ont montré que le fossé s’élargissait encore, peut-être jusqu’à 450 millions.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir La première ministre Pauline Marois a pris rapidement des décisions ayant des incidences budgétaires importantes. Elle savait déjà que le gouvernement précédent lui laissait un trou de 800 millions, mais, lundi, les nouvelles données sur la croissance ont montré que le fossé s’élargissait encore, peut-être jusqu’à 450 millions.

 

Une croissance économique plus faible que prévu fait gonfler l’impasse financière à laquelle fait face le gouvernement Marois et qui dépasse désormais le milliard.

 

L’Institut de la statistique du Québec (ISQ) a publié lundi les données sur la croissance économique au Québec au deuxième trimestre de l’année. Elle s’est établie à 0,8 % sur une base annualisée. Pour le premier semestre de l’année, cette croissance n’a été que de 0,6 %. Or le dernier budget présenté par Raymond Bachand tablait sur une croissance annuelle de 1,5 %, une moyenne des prévisions des économistes des institutions financières.


Tout écart de 1 point entre la croissance réelle et la prévision sur laquelle est basé le budget signifie un manque à gagner d’environ un demi-milliard. L’écart actuel laisse entrevoir une impasse financière qui pourrait se situer entre 300 et 450 millions par rapport au budget 2012-2013.


Cette somme s’ajoute au dépassement dans les dépenses du gouvernement de l’ordre de 800 millions que Raymond Bachand a révélé il y a dix jours. La première ministre, Pauline Marois, a même indiqué jeudi dernier que le dépassement des dépenses dans les ministères était supérieur à cette somme, sans donner de détails.


Selon l’économiste de l’ISQ Richard Barbeau, il est pratiquement impossible que la croissance économique rejoigne d’ici la fin de l’année les prévisions budgétaires. « Ça prendrait un miracle », a-t-il dit.


Les économistes des institutions financières ont tous revu à la baisse leurs prévisions pour le Québec. Ainsi, l’économiste principal de la Banque Nationale, Marc Pinsonneault, a ramené la prévision de croissance à 0,9 % pour l’année. Et encore faut-il que l’économie reprenne du mieux au cours des deux derniers trimestres. « Ce n’est pas sûr », estime l’économiste. Il suffirait que les entreprises diminuent leurs stocks pour que la situation se détériore. « On se croise les doigts. C’est du domaine du faisable, mais c’est une prévision avec un risque de révision à la baisse. »


Cette croissance poussive est due à la faiblesse de la consommation personnelle. L’économiste note d’ailleurs que la dernière hausse de la taxe de vente du Québec (TVQ) a eu pour effet de ralentir l’ardeur des consommateurs. La croissance de la demande intérieure est due avant tout aux investissements des entreprises, des administrations publiques et à la construction résidentielle, a relevé Marc Pinsonneault.


Rappelons que le dernier budget Bachand contenait une réserve pour éventualités de 300 millions pour pallier notamment une croissance économique plus faible que prévu. Mais, déjà, le dépassement des dépenses constaté en cours d’année est plus important que dans les dernières années alors qu’il pouvait s’élever à 500 ou 600 millions.


Malgré tout, Pauline Marois, tout comme le ministre des Finances, Nicolas Marceau, a donné l’assurance que le nouveau gouvernement atteindrait impérativement l’équilibre budgétaire pour l’exercice 2013-2014, comme s’y était engagé le précédent gouvernement.


Toujours privé d’attaché de presse, Nicolas Marceau n’a pas réagi, jeudi, à la diffusion des dernières données économiques de l’ISQ.

46 commentaires
  • Serge Grenier - Inscrit 25 septembre 2012 07 h 28

    Additionner des pommes et des oranges

    On parle des millions de dollars comme si ces chiffrent avaient un sens. Ça vaut quoi exactement un dollar ? Un bikini facile à fabriquer coûte 200$, une calculatrice multi-fonction, dont la fabrication exige une technologie sophistiquée, coûte 5$. Une infirmière dont l'utilité est indéniable gagne un salaire de misère alors qu'un sportif sans éducation gagne des millions.

    Quand le gouvernement parle d'un déficit de centaines de millions de dollars, est-ce que c'est de l'argent d'infirmière ou de l'argent de joueur de hockey ?

    La population ne comprend tellement rien au système économique qu'on peut lui faire avaler des couleuvres jour après jour sans qu'elle ne dise un mot.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 25 septembre 2012 08 h 07

      Un salaire de misère les infirmières?

    • Michel Richard - Inscrit 25 septembre 2012 09 h 05

      Et vous, êtes vous si intelligent que vous comprenez mieux que les autres ?

    • Solange Bolduc - Inscrite 25 septembre 2012 10 h 17

      C'est ce qu'à fait Bachand, et c'est pour cela que le PLQ a récolté 50 députés , malgré qu'il fut le gouvernement le plus corrompu du Québec, ses "amis" se payant à même l'argent des contribuables !

  • Albert Descôteaux - Inscrit 25 septembre 2012 08 h 20

    Taxons encore plus les riches!

    C'est simple, pourquoi se prendre la tête? Il suffirait de doubler la ponction additionelle imposées aux "riches" et le problème financier de Mmme Marois serait résolu pour l'atteinte de l'équilibre budgétaire. On pourrait aussi imaginer de rendre rétroactive aux 3 dernières années cette nouvelle mesure afin de dégager des surplus...

    • Etienne Boivin - Abonné 25 septembre 2012 09 h 55

      L'impôt des entreprises a été réduit à peau de chagrin par les libéraux, il y a certainement une marge de manoeuvre à dégager là sans faire fuir les investissements pour autant.

    • jean laplante - Inscrit 25 septembre 2012 16 h 31



      Je suis d,accord avec vous c ar les riches vont trouver d,autres moyens pour en empocher encore plus!

  • Jean Lapointe - Abonné 25 septembre 2012 08 h 42

    Aux plus riches de faire leur «juste part».


    Face au manque à gagner du gouvernement, n'est-il pas juste et normal d'exiger une contribution plus importante de la part de ceux et celles qui gagnent les plus hauts revenus au Québec?

    N'en déplaise à monsieur Bachand, il ne s'agit pas de «faire payer les riches» pour se venger mais de leur faire accepter qu'en tant que bien nantis ils devraient se sentir plus responsables que les autres.

    Ce qui est curieux et décevant c'est qu'on dirait qu'il y a des gens qui en veulent toujours de plus en plus et qui sont de moins en moins prêts à partager avec les autres.

    Dans ce cas, il faut donc qu'un gouvernement qui a comme souci le bien commun force un peu les choses.

    C'est quoi qui est le plus important dans la vie? C'est la question qu'il me semble chacun de nous doit se poser.

    • Christian Montmarquette - Abonné 25 septembre 2012 13 h 19

      «Aux plus riches de faire leur «juste part».-Jean Lapointe


      Mais qu'est-ce qui vous arrive Monsieur Lapointe..?

      Vous retrouverirez-vous subitement du coté de l'idéologie de Québec Solidaire dont vous vantez les mérites lorsqu'ils viennent du PQ et que vous dénoncez quand ils viennent de QS ?

      - CM

      .

  • Rafik Boualam - Inscrit 25 septembre 2012 09 h 04

    M. Grenier

    Tout à fait d'accord sur le caractère aléatoire de la valeur que l'on rattache à l'argent et à son utilité. Pour faire du pouce, la majorité a déjà oublié la perte de 40 milliards par la caisse de dépot, pourtant, cela ne fait pas longtemps que ça s'est passé, pourtant c'est une somme qui dépasse l'imagination, PFFF!, c'est parti en fumée. Aux USA on refuse de démocratiser l'accès à la santé, pourtant on a donné 800 milliards aux banquiers pour les enrichir davantage. Ici, on paye une armada de fonctionnaires pour surveiller les assistés sociaux histoire de ne pas dépenser l'argent des contribuables injustement, mais on permet aux multinationales d'échapper au fisc à coup de Milliards de $$$. Si quelqu'un y comprend quelque chose, qu'il m'explique.

    • Claude Smith - Abonné 25 septembre 2012 09 h 50

      C'est facile à comprendre. Les multinationales peuvent faire du chantage en menaçant de partir ailleurs si on ne répond pas à leurs demandes. On nous fait la même menace en ce qui a trait à ceux qui seront soumis au changement apporté à l'impôt pour les plus riches.

      Claude Smith

    • Patrick González - Inscrit 25 septembre 2012 10 h 14

      Dans vos exemples, vous confondez la valeur, la monnaie et le revenu. Les 40 milliards de pertes de la caisse de dépôt, c'est un rajustement de la valeur : on pensait que ce que l'on possédait valait plus et on s'est trompé (la valeur actuelle inclut des appréciations de la valeur future, laquelle est hautement incertaine). Les 800 milliards aux banquiers, c'est de la monnaie -- on ne leur a pas donné ; la meilleure comparaison serait qu'on leur a ouvert une marge de crédit de cet ordre pour les inciter à dépenser dans l'économie. Quant aux mesures concernant les assistés sociaux et les multinationales, ce sont des politiques de distribution du revenu national. Là, c'est plus concret et cela vise à atteindre des objectifs particuliers (par exemple, inciter les assistés sociaux à retourner sur le marché du travail ou inciter les entreprises à construire une usine ici plutôt qu'au Brésil). J'espère que ces explications vous seront utiles.

    • Solange Bolduc - Inscrite 25 septembre 2012 10 h 18

      De bons points , monsieur!

    • Guylaine Vézina - Inscrit 25 septembre 2012 22 h 29

      -Les 40 milliards, je crois que c'est relié aux prêts américains insolvalbes qu'on a tritrisé puis coté triple "A" pour être bien certains qu'ils se propagent un peu partout dans le monde, dont à la Caisse de dépôt. Elles se sont trompées pas à peu près!
      -Les 800 milliards ont permis à des banques "too big to fail" de racheter d'autres banques pour être encore plus "too big to fail". Vive les marges de crédit!
      -Et malgré tous les scandales qui n'en finissent plus d'éclater dans ce fabuleux monde de la finance, il n'existe aucune armada non plus qu'aucune loi valable pour pénaliser tous ces "joueurs" assurément très compétents.
      Alors, comme vous, je me dis: "Si quelqu'un y comprend quelque chose, qu'il m'explique."

  • Gilbert Talbot - Abonné 25 septembre 2012 09 h 19

    D'où vient l'argent ?

    L'argent vient des banques. Les banques ont ce pouvoir de créer l'argent. Et d'où vient l'argent des banques ? L'argent vient des prêtes des banques. Les banques créent l'argent qu'elles ont besoin pour prêter aux emprunteurs dont le gouvernement. Donc le gouvernement se doit le cul aux banques, mais les banques ne pourraient pas faire de l'argent, si les gouvernements ne s'endettaient pas. C'est une boucle, vous voyez. C'est une boucle par laquelle les banques s'enrichissent et produisent chaque années des profits de plus en plus record, alors que les gouvernements eux s'endettent de plus en plus pour payer ses services publics. Comment s'en sortir ? Il faut, comme en Islande, nationaliser les banques, pour que les profits qu'elles font servent à alimenter la production des services de l'État. C'est simple et la solution est connue, mais personne n'en parle. Pourquoi ? Parce que les banquiers ont des lobbys pussants, de conivence avec le monde de la finance, des affaires et, parfois même de la mafia.

    J'ai hâte d'entendre ce qu'aura à dire notre nouveau ministre des finances, Nicolas Marceau, à ce sujet. Parat-il qu'il va parler aux médias aujourd'hui, justement sur les hausses d'impôts pour les plus riches. Mais parlera-t-il des plus riches parmi les plus riches : les banquiers ?

    • Solange Bolduc - Inscrite 25 septembre 2012 10 h 28

      Il faut lui laisser le temps de prendre connaissance de la situation réelle, non celle concoctée par l'ancien ministre Bachand qui ne souhaitait que le retour des libéraux au pouvoir pour continuer d'enrichir encore plus les plus riches !

      En matière de finances publiques, Bachand est loin d'avoir donné l'heure juste ! On le voit bien, n'est-ce pas ?

      Je souhaite que l'on soit plus équitable envers les moins biens nantis et la classe moyenne, mais de là "à nationaliser les banques"? Certainement pas avec un gouvernement minoritaire! Imaginez le tollé, et le lendemain ce serait le renversement du Gouvernement, et ce serait encore les moins biens nantis qui en payeraient le prix !

    • Christian Montmarquette - Abonné 25 septembre 2012 13 h 42


      «Il faut lui laisser le temps de prendre connaissance de la situation réelle.»-Solange Bolduc

      La situation est connue depuis longtemps, à moins que Nicolas Marceau ne soit soit un ministre des finances en culottes courtes et ne connaisse rien.

      Si l'État du Québec empruntait à la Banque du Canada à un taux de «1%» plutöt qu'aux banques privées à «4%» d’intérêt, ça ne prend pas un doctorat en mathématique pour comprendre qu'on économise «3%» d'intérêts, Ce qui, sur plus de 200 milliards de dettes accumulée, représente une économie colossale pour l'État, et donc pour les citoyens.

      L'idéal serait, comme le mentionne si bien Gilbert Talbot, de nationaliser une banque au Québec, et de nous emprunter à nous-mêmes, plutôt que de garocher notre argent par les fenêtres, pour nous plaindre par la suite que les coffres de l'État sont vides.

      Québec Solidaire propose déjà la création d'une banque du Québec étatique dans son programme..

      - Pourquoi ne le fait-on pas ?

      Ignorance et incompétence ?

      Ou politiciens véreux ?

      Je vous pose la question.

      - CM

      .

    • Patrick González - Inscrit 25 septembre 2012 16 h 17

      Ça ne tient pas la route. Si on n'a pas le contrôle de la politique monétaire, nationaliser une banque ne nous rendra pas la vie plus facile. Admettons que le Québec devient souverain et crée sa propre monnaie, de sorte qu'il dispose de l'instrument monétaire. Imprimer de la monnaie pour payer les factures ne mènera à terme qu'à de l'hyperinflation. C'est assez comique par ailleurs de voir un tenant de QS proposer une solution davantage apparentée au défunt Crédit social… S'il n'est pas question de création monétaire, cela ne pourrait pas marcher : quelle banque, nationalisée ou pas, pourrait survivre en offrant un taux concurrentiel aux épargnants et un taux sous le marché aux emprunteurs ? Cela n'a pas de sens. L'étape suivante serait de nationaliser l'épargne…? Le goulag n'est pas loin.

    • Solange Bolduc - Inscrite 25 septembre 2012 16 h 48

      Je voulais dire, M. Montmarquette, que même si l'on voulait "nationaliser les banques", en l'état actuel des choses, c'est-à-dire avec un gouvernement minoritaire, il est impossible d'envisager ce changement, surtout avec seulement deux députés de QS dans l'Opposition! Un peu de réalisme, monsieur !


      Et même ce que propose QS serait difficile à réaliser : Ce parti pourra-t-il un jour obtenir un gouvernement majoritaire pour remplir toutes ses promesses ? Rêver en couleur, c'est bien beau, mais encore faut-il être assez réaliste pour reconnaître que celles-ci seront bien difficiles à réaliser, en grande partie, dans notre contexte nord-américain et de mondialisation, de plus en plus concurrentiel !

      Moi aussi je souhaite plus de justice sociale, mais ce n'est pas avec QS que nous y arriverons, et surtout avec la Dame armé de tant de prétentions oiseuses ! On l'a fait monter sur un piedestal à cause de sa bonne performance au débat des chefs, et depuis elle n'arrive plus d'y redescendre: vous comprenez tout le monde la réclame !

      Elle se prétend "la plus meilleure" femme du Québec pour faire les grands changements sociaux, et surtout pour encourager les jeunes étudiants à jouer lejeu de la démagogie comme elle le fait si bien, en s'imaginant que l'on ne s'en aperçoit pas !

    • Christian Montmarquette - Abonné 25 septembre 2012 21 h 12

      .

      À Solange Bolduc,

      Pas besoin d'être au pouvoir pour avoir et semer les meilleures idées.

      Le Québec économiserait 2,7 milliards par année avec la création de Pharma-Québec à elle seule.

      La gratuité scolaire serait financée, si le PQ remettait simplement la taxe de 0,8% sur les profits des banques et des institutions financières.

      Québec Solidaire ne rêve pas, il remet une réalité sur la table.

      Ce sont les néolibéraux qui nous bourrent qui nous enfoncent dans le cauchemar avec leur politiques d'austérité en tentant de nous faire croire que le Québec est pauvre, alors qu'ils laisser sdes milliards s'évader milliards en paradis fiscaux et en faveurs aux entreprises et que les compagnies ne payent que «11%» des revenus d’impôts.

      Tout ça est parfaitement possible, à condition qu'il y ait une volonté politique.

      «Les banques canadiennes évitent des milliards en impôts»

      http://www.ledevoir.com/economie/actualites-econom

      - CM

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    • Christian Montmarquette - Abonné 25 septembre 2012 21 h 20

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      «Et même ce que propose QS serait difficile à réaliser : Ce parti pourra-t-il un jour obtenir un gouvernement majoritaire pour remplir toutes ses promesses ? Rêver en couleur, c'est bien beau, mais encore faut-il être assez réaliste»- Solange Bolduc,

      Pas besoin d'être au pouvoir pour avoir et semer les meilleures idées.

      Le Québec économiserait 2,7 milliards par année avec la création de Pharma-Québec à elle seule.

      La gratuité scolaire serait financée, si le PQ remettait simplement la taxe de 0,8% sur les profits des banques et des institutions financières.

      Québec Solidaire ne rêve pas, il remet une réalité sur la table.

      Ce sont les néolibéraux qui nous prennent pour des valises et nous enfoncent dans leur cauchemar avec leur politiques d'austérité en tentant de nous faire croire que le Québec est pauvre. Alors qu'ils laisse du même souffle des milliards s'envoler en paradis fiscaux et en faveurs aux entreprises et que les compagnies ne contribuent plus que «11%» des revenus de l'impôt.

      Tout ça est parfaitement possible,

      Mais à condition bien sûr qu'il y ait une volonté politique de le faire.

      «Les banques canadiennes évitent des milliards en impôts»

      http://www.ledevoir.com/economie/actualites-econom

      - CM

      Prière au Devoir de publié plutôt ce corrigé, merci.

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    • Gilbert Talbot - Abonné 25 septembre 2012 23 h 14

      L'idée de nationaliser les banques nous vient d'Islande, où le peule dans la rue a pris le parlement d'assaut, l'a obligé à démissionner et a réécrit sa Constitution. Aujourd'hui le peuple espagnol dans la rue s'est lancé sur le même sentier. Il faut voir clair jusqu'au bout. Il ne s'agit pas seulement de patcher le trou du 200.00$ coupé. Il faut se donner une politique fiscale à long terme. Et la nationalisation des banques en fait partie. tout ce que je veux savoir moi aujourd'hui c'est jusqu'où le ministre des finances est prêt à aller ? Quelle est sa vision politique financière à long terme ? Pour le reste, je sais bien, il faudra une autre élection prochainement pour décider si on veut un gouvernement majoritaire. Et de quelle couleur ?

    • Frédéric Jeanbart - Abonné 26 septembre 2012 01 h 11

      Patrick González, vous dites : « Ça ne tient pas la route. Si on n'a pas le contrôle de la politique monétaire, nationaliser une banque ne nous rendra pas la vie plus facile. »

      Ce qui ne tiendrait pas la route, ce serait de vouloir prendre le contrôle d'une politique monétaire sans nationaliser au moins une banque... L'un n'irait pas sans l'autre cher monsieur.