Peugeot promet d’éviter les «licenciements secs»

Le président du directoire de PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, a réitéré hier devant le premier ministre son engagement à éviter les licenciements secs au sein du groupe automobile touché par un plan de 8000 suppressions d’emplois en France.
 
À l’aube d’une semaine cruciale pour le groupe automobile français, qui dévoilera demain le détail de son projet de restructuration et l’ampleur de sa perte semestrielle, M. Varin a été reçu par le chef du gouvernement, Jean-Marc Ayrault. Promettant un «dialogue social exemplaire», M. Varin a notamment «pris l’engagement que chaque employé ait une solution à son problème d’emploi» et qu’il n’y ait «pas de licenciements secs». Critiqué jusqu’au sommet de l’État depuis l’annonce de ce plan il y a deux semaines, M. Varin a aussi promis de faire «le maximum pour assurer la réindustrialisation du site d’Aulnay-sous-Bois», au nord de Paris, une usine emblématique du groupe qui sera fermée en 2014. 
 
Le premier ministre a souligné que M. Varin s’était «clairement engagé à ce que le dialogue social aboutisse à des mesures tenant compte des demandes exprimées par le président de la République et le gouvernement». Parmi ces demandes figurent «la limitation de l’impact sur l’emploi et l’accompagnement de chaque salarié jusqu’à l’obtention d’un emploi». 
 
Le maintien d’une activité industrielle sur le site d’Aulnay-sous-Bois, la mise en place par PSA d’un plan de revitalisation à Rennes, autre site touché, et l’accompagnement des sous-traitants et prestataires font aussi partie des exigences du gouvernement. Lors de son interview du 14 juillet, François Hollande avait affirmé que le plan de restructuration était «en l’état inacceptable» et devait être «renégocié». Dans la matinée, PSA avait déjà annoncé un accord de coopération avec le groupe japonais Toyota qui prévoit que PSA construise des véhicules utilitaires légers pour Toyota, ce qui pourrait être un signe favorable pour l’avenir du site de Sevelnord à Hordain.
 
Ces développements interviennent alors que le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, doit présenter demain un plan de soutien à la filière automobile qui passera par un «soutien massif» aux véhicules «innovants et propres», en échange de «contreparties».