Un « label d’éthique » pour les conseillers financiers

Le Regroupement indépendant des conseillers de l’industrie financière du Québec (RICIFQ) a officiellement lancé hier un « label d’éthique professionnelle » et a indiqué par la même occasion qu’il a reçu l’appui d’un important cabinet québécois de services financiers.

Le RICIFQ, qui compte 600 membres, a dit que le cours de 10 heures avec examen permettra aux conseillers qui le suivront de recevoir une carte de membre distincte. Le projet bénéficie maintenant de l’appui du groupe financier Excel, qui cumule 1800 courtiers et a récemment été acquis par le Groupe financier Horizons, basé en Ontario.


« On espère que d’autres grands groupes se joindront à l’idée. Le label est un geste volontaire, et on n’a pas attendu après l’Autorité des marchés financiers ou la Chambre de sécurité financière », a déclaré le porte-parole du RICIFQ, Léon Lemoine, lors d’un entretien. Si tous les conseillers acceptaient d’y adhérer, il en résulterait un rehaussement de la protection du public, a-t-il dit.


Les règlements de l’industrie exigent déjà que les conseillers suivent 10 heures de formation en conformité tous les deux ans. Au Québec, les conseillers sont encadrés par la Chambre de la sécurité financière (CSF), qui compte 32 000 membres.


Cependant, M. Lemoine a dit que ces heures-là ne sont pas obligatoirement rattachées à un examen.


L’examen à la fin du cours du RICIFQ a été conçu de concert avec l’École des sciences de la gestion de l’UQAM. Le volet éducationnel a été remis à Michel Mailloux, un formateur reconnu dans le milieu financier qui donne déjà plusieurs cours accrédités par la Chambre de la sécurité financière.


« C’est certain qu’on se réjouit quand l’offre de formation à nos membres se renforce. Mais quand on parle d’un label d’éthique, il ne faudrait pas retenir l’impression que parce qu’on a suivi cette formation-là, on est plus éthique », a dit le président de la Chambre de la sécurité financière, Luc Labelle.


Dans la catégorie de cours portant sur la conformité et l’éthique, a affirmé M. Labelle, il y a déjà 665 cours qui sont présentement accrédités par la CSF. Plusieurs cours ont un examen à la fin, a-t-il affirmé.


« Le cours du RICIFQ est un cours intéressant de plus. Le fait d’être éthique et intègre, c’est déjà une obligation déontologique pour l’ensemble des membres de la Chambre, qu’ils soient membres ou non du RICIFQ », a dit M. Labelle.


La CSF est l’organisme chargé d’encadrer cinq disciplines. Outre les courtiers en épargne collective, la planification financière et l’assurance de personnes, elle veille sur l’assurance collective de personnes et sur les courtiers en plans de bourses d’études.


Quant au Regroupement indépendant des conseillers de l’industrie financière du Québec, il compte 600 membres. La cotisation annuelle est de 150 $.


M. Lemoine a dit espérer qu’avec la mise en place de ce cours et l’appui d’Excel, le nombre de membres grimpera aux environs de 2000 personnes d’ici la fin de 2012.

1 commentaire
  • Pierre Bernier - Abonné 13 juin 2012 12 h 42

    Sage précaution oratoire ?

    « Mais quand on parle d’un label d’éthique, il ne faudrait pas retenir l’impression que parce qu’on a suivi cette formation-là, on est plus éthique » !!

    Eh oui, en matière éthique et déontologique le passé (scolaire ou professionnel) n'est pas garant de l'avenir !