Tim Hortons boit du petit lait

Toronto - En dépit de leurs difficultés financières, les amateurs de café ont en grande partie maintenu la fréquence de leurs visites chez Tim Hortons, mais la chaîne de restauration rapide a indiqué avoir constaté un ralentissement dans les villes manufacturières durement touchées par la situation économique.

Tim Hortons a annoncé hier avoir enregistré une augmentation de 10 % de son bénéfice net et une hausse de 13 % de son chiffre d’affaires, au premier trimestre, grâce à la croissance des ventes réalisées dans les établissements ouverts depuis au moins un an tant au Canada qu’aux États-Unis. Cette croissance est survenue malgré un contexte économique difficile ayant combiné un taux de chômage élevé, des prix de l’essence en hausse et une confiance des consommateurs chancelante, a affirmé à des analystes le président et chef de la direction de Tim Hortons, Paul House, lors d’une conférence téléphonique. Néanmoins, M. House a fait remarquer que le nombre de transactions, en légère baisse depuis le quatrième trimestre de 2011, était inférieur dans les secteurs ayant été le plus durement touchés par le ralentissement de l’économie. «Nous nous trouvons dans pas mal de villes où il y avait un seul fabricant qui représentait une importante source de revenus [...] il est difficile de ne pas le remarquer au niveau des magasins en raison des revenus perdus», a-t-il déclaré. «Nous ne pensons pas qu’ils [les consommateurs] ont cessé de venir chez nous, mais nous croyons que dans certains cas, ils ne viennent plus aussi souvent qu’ils le voudraient en raison de leur situation financière», a ajouté M. House.


L’essence, dont les prix à la pompe sont presque sans précédent, représente une partie plus importante des dépenses des consommateurs, de sorte que certains d’entre eux renoncent peut-être à leur café du matin, a avancé le dirigeant. Tim Hortons a indiqué avoir enregistré un bénéfice net de 88,6 millions, ou 56 ¢ par action, au cours de la période de trois mois terminée le 1er avril, alors qu’une forte croissance des ventes s’est traduite par une hausse des revenus de location et de redevances.


Ce bénéfice net se compare à celui de 80,7 millions, ou 48 ¢ par action, réalisé lors de la même période il y a un an.