Gaspésie et Bas-Saint-Laurent - Fleuve et baie sont donnés en partage

Thierry Haroun Collaboration spéciale
Le Centre de congrès de la Gaspésie dispose d’un guichet unique, Baie bleue aventure, offrant plusieurs activités à faire dans la Baie-des-Chaleurs. <br />
Photo: Centre des congrès de la Gaspésie Le Centre de congrès de la Gaspésie dispose d’un guichet unique, Baie bleue aventure, offrant plusieurs activités à faire dans la Baie-des-Chaleurs.

Ce texte fait partie du cahier spécial Congrès et tourisme d'affaires

La promotion ainsi que l'offre touristique et culturelle entourant la tenue d'un congrès ou d'une réunion d'affaires sont devenues incontournables pour attirer cette manne en Gaspésie et dans le Bas-Saint-Laurent. Observations.

Stéphane Boudreau est copropriétaire du Centre des congrès de la Gaspésie, situé à Carleton-sur-mer, qui est intégré au complexe de l'Hostellerie Baie bleue avec ses 90 chambres. Le centre lui-même comprend notamment une salle multifonctionnelle de 445 places, une salle de réunion privée de 60 places, divisible en trois salles de 20 places, une salle de réunion VIP de 25 places avec équipements audiovisuels et une salle de conférence de 200 places avec vue sur la mer.

Seulement voilà, s'il importe d'avoir des infrastructures d'accueil qui soient à la hauteur des attentes de la clientèle, il faut également offrir des activités en tout genre aux congressistes pour agrémenter leur passage dans la région. Et ça, l'équipe de Stéphane Boudreau l'a bien compris. À preuve, le Centre de congrès de la Gaspésie dispose depuis le printemps dernier d'un service de réservations, sorte de guichet unique, qui offre une panoplie d'activités à faire dans la Baie-des-Chaleurs. Ce service s'appelle Baie bleue aventure. «Nous avons mis sur pied ce service après avoir cons-taté que les congressistes n'étaient pas au fait de l'ensemble des activités offertes dans notre région. Nous avons alors formé nos employés en conséquence, qui deviennent en quelque sorte des ambassadeurs.»

Baie bleue aventure, raconte M. Boudreau, s'est associé à plusieurs partenaires de la région «afin d'offrir aux gens la possibilité, par exemple, de faire du kayak en mer et en rivière, de la voile, de la pêche en mer, de voir des musées, de faire du catamaran. On offre un tour de ville de Carleton-sur-mer en calèche», souligne M. Boudreau.

Promotion

On aura également compris qu'attirer cette clientèle ne va pas sans nécessiter des efforts soutenus sur le plan de la promotion, et ce, toute l'année, confirme M. Boudreau. «C'est un travail constant. On engage des firmes de marketing pour qu'elles contactent des entreprises, on envoie du matériel promotionnel pour que les gens pensent à nous.»

Le conseiller à la mise en marché auprès de l'Association touristique régionale de la Gaspésie (ATRG), Jean Bouchard, rappelle que cette filière «est une belle fenêtre». Et, sur le plan de la promotion, l'ATRG peut être un partenaire dans le cadre d'un projet. «On regarde tous les projets qui pourraient nous apporter du tourisme d'affaires.»

Bas-Saint-Laurent

Les enjeux et les défis de la promotion et de l'organisation d'activités entourant la filière des congrès et du tourisme d'affaires ont également cours dans la région du Bas-Saint-Laurent. «On est membre de l'Association des bureaux de congrès du Québec. Et nous effectuons d'abord nos démarches promotionnelles avec cet organisme», note Jacques Desrosiers, directeur du tourisme d'affaires et d'agrément chez Tourisme Rimouski.

«Nous lançons également nos propres activités, particulièrement à Montréal. À titre d'exemple, nous avons récemment invité une vingtaine de clients potentiels à venir directement chez nous en nolisant un avion. Ils sont venus passer une trentaine d'heures à Rimouski. Cette visite leur a permis de constater de visu ce qu'on a à offrir. Ils ont passé une nuitée au Centre de con-grès [qui est intégré à l'Hôtel Rimouski, situé au centre-ville]. Ils ont visité de nombreux sites et attraits. C'est ce genre d'activité promotionnelle qui donne de bons résultats.»

«Sur le plan de la logistique, ajoute M. Desrosiers, Rimouski dispose de toutes les infrastructures nécessaires pour l'organisation de congrès. Et là où on se démarque d'autres villes en région, c'est par la concentration d'environ 400 chambres à moins de 500 mètres du Centre des congrès.»

Rivière-du-Loup

À une heure de route de là, vers l'ouest, il y a Rivière-du-Loup, qui est l'autre pôle majeur du Bas-Saint-Laurent. «Nous avons une façon de procéder qui est unique ici, à Rivière-du-Loup, note Monique Dionne, directrice générale de l'Office du tourisme et des congrès de Rivière-du-Loup. Nos restaurateurs et nos hôteliers sont assis à la même table. On travaille ensemble pour développer le marché des congrès et des événements.»

«Nous offrons un service clé en main. Par-dessus tout, nous favorisons une approche personnalisée, notamment par l'entremise de nos ambassadeurs locaux qui nous aident à développer cette filière. Il y a ici beaucoup à faire, comme les tours de ville, les croisières aux baleines de mai à octobre. Nous avons aussi des îles à proximité où on retrouve plusieurs espèces d'oiseaux marins», insiste Monique Dionne.

Sur le plan de l'offre d'hébergement, elle précise que, dans la région couvrant Rivière-du-Loup, Kamouraska, les Basques et Témiscouata, il y a 1750 unités qui sont disponibles en basse saison et 2500 unités en haute saison.

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Collaborateur du Devoir