La Caisse devrait cesser d’investir dans les sables bitumineux, soutient l’IRÉC

Selon l’IRÉC, les investissements de la Caisse dans le secteur des sables bitumineux vont «directement à l’encontre des orientations politiques en matière de lutte aux changements climatiques» adoptées par le gouvernement du Québec.
Photo: Agence Reuters Selon l’IRÉC, les investissements de la Caisse dans le secteur des sables bitumineux vont «directement à l’encontre des orientations politiques en matière de lutte aux changements climatiques» adoptées par le gouvernement du Québec.

Les investissements de la Caisse de dépôt et placement du Québec dans des sociétés actives dans le secteur des sables bitumineux sont deux fois plus importants que ceux faits dans des entreprises québécoises cotées en Bourse, dénonce l’Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC).

Dans un rapport intitulé «Se sortir la tête du sable», publié aujourd'hui, l’IRÉC soutient que les placements directs de la Caisse dans des compagnies actives dans les sables bitumineux de l’Ouest canadien totalisaient 5,4 milliards $ en août dernier, soit plus de 14 pour cent de son portefeuille d’actions d’entreprises.

Trois entreprises de ce secteur figurent parmi les dix plus importants investissements de la Caisse en Bourse: Enbridge (TSX:ENB), Suncor (TSX:SU) et Canadian Natural Resources (TSX:CNQ).

Les investissements de la Caisse dans des entreprises québécoises cotées en Bourse s’élevaient pour leur part à 2,7 milliards $ au 31 décembre 2010, date des données les plus récentes. Toutefois, en ajoutant les placements de l’institution dans des obligations d’Hydro-Québec (4,4 milliards $) et dans des entreprises québécoises non cotées (4,2 milliards $), on atteint la somme de 11,3 milliards $.

Selon l’IRÉC, les investissements de la Caisse dans le secteur des sables bitumineux vont «directement à l’encontre des orientations politiques en matière de lutte aux changements climatiques» adoptées par le gouvernement du Québec. À ses yeux, l’institution devrait se «mettre au service» de la «reconversion écologique de la base industrielle et énergétique» du Québec.

L’IREC est un organisme à but non lucratif fondé en 1999 par l’ancien premier ministre Jacques Parizeau et soutenu par plusieurs syndicats.

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